Le chanteur et comédien Patrick Bruel, visé par plusieurs plaintes pour viol, dont l'une déposée par l'animatrice télé Flavie Flament, a réaffirmé son innocence et assuré qu'il continuera de «faire son métier», dimanche dans un message diffusé sur son compte Instagram.
L'artiste assure que sa «brève histoire» avec Flavie Flament ne fut «ni violente, ni contrainte, ni sournoise», ajoutant qu'"il n'y eut ni viol, ni drogue», même s'il dit comprendre que «notre différence d'âge puisse faire réagir aujourd'hui». «Je comprends aussi que la notoriété ou le statut peuvent biaiser une relation de séduction», ajoute Patrick Bruel, 67 ans aujourd'hui. «Je n'ai jamais forcé une femme», réaffirme-t-il. «Et si j'ai pu heurter qui que ce soit, je le regrette sincèrement», ajoute-t-il.
Flavie Flament l'accuse de l'avoir violée en 1991 alors qu'elle avait 16 ans et que le chanteur était trentenaire, au faîte de sa gloire après la sortie de l'album «Alors, regarde» (1989), où figuraient le tube éponyme ou «Casser la voix».
Il se battra pour «défendre la vérité»
Dimanche, la procureure de Paris Laure Beccuau a annoncé sur RTL que Patrick Bruel était visé par au moins quatre plaintes pour violences sexuelles, sans compter celle déposée par Flavie Flament, et que les procédures seraient regroupées au parquet de Nanterre. Selon un décompte de l'AFP, trois enquêtes sont déjà ouvertes en France et en Belgique le visant.
Sur son compte Instagram, il assure qu'il se battra devant la justice «pour défendre la vérité». «Dans ce temps, je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion», écrit-il.
Patrick Bruel se produit actuellement dans une pièce de Samuel Benchetrit, au Théâtre Edouard VII à Paris. En parallèle, il doit revêtir son costume de chanteur pour une nouvelle tournée, sur 58 dates en France, Belgique, Suisse et Québec, du 16 juin au Cirque d'Hiver jusqu'à décembre.
Mais une pétition, signée par des organisations et militantes féministes – dont les actrices Anna Mouglalis, Corinne Masiero et Anouk Grinberg –, demande à faire «annuler la célébration d'un agresseur présumé et à soutenir ces femmes qui ont eu le courage de prendre la parole».