Les forces israéliennes ont intercepté lundi au large de Chypre une nouvelle «flottille pour Gaza», ont affirmé les organisateurs. Quatre Suisses font partie des personnes arrêtées, selon des vidéos publiées sur Instagram.
«Des navires militaires interceptent actuellement notre flottille et les forces israéliennes sont en train de monter à bord du premier de nos bateaux», a ajouté la flottille Global Sumud sur X.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé cette interception, dénonçant un projet «malveillant». «Vous menez cette opération avec un succès remarquable (...) Continuez jusqu'au bout», a-t-il dit au commandant de la marine israélienne à la manoeuvre, selon un communiqué de son bureau qui a diffusé des images de la conversation.
Plus tôt lundi, le ministère israélien des affaires étrangères avait prévenu qu'"Israël ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza». «Israël appelle tous les participants à cette provocation à changer de cap et à faire immédiatement demi-tour», avait-il dit dans un message publié sur X.
Selon le site permettant de tracer les navires de la flottille, des navires transportant quatre Suisses ont été interceptés. Des vidéos publiées sur le compte Instagram de la délégation suisse de la Global Sumud confirment que quatre Suisses ont été arrêtés. L'artiste lausannoise Anne Rochat figure parmi eux. Au total, huit Suisses étaient partis en direction de Gaza avec la flottille.
Eaux internationales
Il s'agit de la troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à Gaza. Une cinquantaine de navires ont quitté le 14 mai le sud-ouest de la Turquie dans le cadre de cette flottille. Les autorités israéliennes rejettent les accusations de pénurie d'aide, affirmant que Gaza en est «inondée».
Les forces israéliennes avaient déjà intercepté une précédente flottille dans les eaux internationales au large de la Grèce le 30 avril, relâchant rapidement en Crète la plupart des militants à bord, mais arrêtant deux d'entre eux, qui ont été détenus plusieurs jours avant d'être expulsés.
Des ONG ont dénoncé des arrestations illégales. Elles ont affirmé que les deux hommes avaient subi des mauvais traitements durant leur incarcération en Israël.
Les autorités israéliennes ont rejeté ces accusations et n'ont finalement pas retenu de charges contre eux. Le ministère israélien a vivement critiqué cette nouvelle tentative.