Des dizaines de personnes sont portées disparues et présumées mortes à la suite du chavirement de leur embarcation dans l'Etat de Jigawa, dans le nord-ouest du Nigeria, ont déclaré lundi la police et les services de secours.
Les accidents impliquant des bateaux sont fréquents au Nigeria et font de nombreuses victimes chaque année. Ils sont souvent liés à une surcharge des navires, à une vitesse excessive, à un mauvais entretien et au non-respect des règles de navigation.
«A l'heure actuelle, 23 victimes ont été secourues saines et sauves», a indiqué à l'AFP lundi un porte-parole de la police, Shi'isu Adam, à propos de l'accident survenu dimanche.
Jusqu'à «40 personnes se sont noyées lorsque leur bateau traversait la rivière, parmi lesquelles des femmes et des enfants», avait-il indiqué un peu plus tôt dans la journée.
La Nema donne un bilan moins élevé
L'agence nationale des secours, la Nema (National emergency management agency), a avancé de son côté un bilan moins élevé, faisant état de cinq morts, 20 personnes portées disparues et de 15 passagers secourus.
«Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent toujours», a déclaré à l'AFP lundi Nura Abdullahi, porte-parole de la Nema dans l'État de Jigawa.
Cet Etat, comme plusieurs autres au Nigeria, peut être particulièrement vulnérable aux crues pendant la saison des pluies, qui s'étend en général de mai à novembre, la forte pluviométrie rendant la navigation très dangereuse.
Multiplication des catastrophes naturelles
En octobre, 26 personnes avaient déjà péri dans un accident de bateau survenu sur le fleuve Niger dans le centre-sud, dans l'État de Kogi, région elle aussi particulièrement vulnérable aux crues lors de fortes pluies.
Un mois avant, en septembre, un bateau avait chaviré sur une rivière, faisant au moins 32 morts, dans l'État du Niger, dans le centre-nord du pays le plus peuplé d'Afrique.
Au Nigeria comme ailleurs sur le continent, le changement climatique exacerbe les variations des moussons.
Les catastrophes naturelles se multiplient, mettant en péril la survie de millions d'habitants dont les habitations sont endommagées ou détruites et les cultures agricoles ravagées, compromettant la sécurité alimentaire.