Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il n'est jamais apparu en public depuis et son état de santé reste flou.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 968 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de 13 soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait des dizaines de morts.
Le conflit touche aussi l'Europe: un militaire français a été tué en Irak, tandis qu'un missile a été lancé en Turquie.
Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre au Liban, bastion du Hezbollah. Le centre de Beyrouth a été frappé.
De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés. De son côté, Donald Trump peine à convaincre ses alliés de l'aider à sécuriser cette voie maritime d'importance mondiale.
Donald Trump jette la responsabilité de la guerre sur Pete Hegseth
Les prises de parole de Donald Trump suivent un schéma bien connu. Le président américain multiplie les digressions, saute d’un sujet à l’autre et ponctue ses interventions de plaisanteries.
Ce style s’est une nouvelle fois illustré lundi lors d’un événement à Memphis, dans le Tennessee. Sous le slogan «Rendre l’Amérique à nouveau sûre», le président républicain est revenu, entre anecdotes et justifications, sur les circonstances de l’attaque contre l’Iran.
«Et puis, malheureusement, j’ai réuni Pete et le général Caine et je leur ai dit: "Parlons-en. Nous avons un problème au Moyen-Orient"», a raconté le président. L'Iran, a-t-il poursuivi, était un «fournisseur de terrorisme», avec en toile de fond une menace nucléaire. D’où l’idée d’entreprendre un «petit voyage» pour y faire face.
Puis Trump se tourne vers son Secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, hors champ mais manifestement assis à ses côtés. «Pete, je crois que vous avez été le premier à prendre la parole», lance-t-il. «Vous avez dit: "Allons-y!"» Le républicain n'a pas réagi.
Ces déclarations interviennent peu après que le président américain a annoncé une trêve surprise, démentie par l'Iran. L'épisode illustre un réflexe bien ancré chez Donald Trump: en cas de succès, le mérite lui revient. Mais si la situation tourne mal, il se rappellera très précisément de celui qui a, le premier, dit «Allons-y!».
Netanyahu dit avoir parlé à Trump et précise qu'Israël continue de frapper en Iran et au Liban
Benjamin Netanyahu, qui précise avoir parlé à Donald Trump, a déclaré lundi qu'Israël continuait ses frappes en Iran et au Liban, en restant déterminé à protéger ses «intérêts vitaux en toute circonstance».
«Aujourd'hui, j'ai parlé avec notre ami, le président Trump», a déclaré le Premier ministre israélien dans un court message vidéo distribué par son bureau, affirmant que le présidant américain «estime qu'il y a une chance de tirer parti des formidables succès (militaires israéliens et américains) afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux».
«Parallèlement, nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban», a encore dit Benjamin Netanyahu, ajoutant: «nous protégerons nos intérêts vitaux en toute circonstance.»
Source: AFP
Le président du Parlement iranien dément toute négociation
Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé lundi qu'il n'y avait eu «aucune négociation» avec les Etats-Unis, démentant l'existence de pourparlers évoqués par Donald Trump avec un dirigeant iranien non identifié.
«Aucune négociation n'a eu lieu avec les Etats-Unis, de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés», a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message publié sur X.
Source: ATS
Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit
Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de lundi à mardi, a rapporté mardi l'agence de presse officielle libanaise NNA.
La banlieue sud de la capitale libanaise, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, avait été visée dès lundi soir par une frappe israélienne.
Source: AFP
L'Iran annonce une «nouvelle vague de missiles» vers Israël
L'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël mardi matin, a annoncé la télévision d'Etat.
«L'Iran tire une nouvelle salve de missiles sur les territoires occupés», a écrit sur Telegram la chaîne publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (Irib).
Source: AFP
Sept ex-paramilitaires dont un haut commandant tués dans une frappe en Irak
Une «frappe américaine» dans l'ouest de l'Irak a tué mardi avant l'aube sept combattants du Hachd al-Chaabi, dont un haut commandant de cette alliance d'anciens paramilitaires qui englobe aussi des formations pro-iraniennes, a indiqué une source de cette formation à l'AFP.
Cette frappe contre le quartier général du commandement du Hachd pour la province d'Al-Anbar a également fait 13 blessés, selon la même source, qui a indiqué que plusieurs personnes étaient «encore piégées sous les décombres».
Source: AFP
Le baril de Brent repasse au-dessus de 100 dollars, le WTI en hausse de plus de 3%
Le prix du Brent a rebondi mardi pour repasser au-dessus des 100 dollars le baril, au lendemain d'une chute de plus de 10% provoquée par la décision de Donald Trump de reporter de nouvelles frappes contre l'Iran et son annonce de discussions avec Téhéran.
Dans la matinée de mardi en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord progresse de 2,9% pour s'établir à 102,84 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, prend 3,5% pour atteindre 91,20 dollars.
Source: AFP
Israël dit avoir frappé à Téhéran un site paramilitaire des Gardiens de la révolution
L'armée israélienne a annoncé lundi avoir frappé à Téhéran un site des Gardiens de la Révolution, affirmant qu'il servait notamment à diriger des bataillons de la force paramilitaire du Bassidj.
«Dans le cadre d'une vague de frappes menée il y a peu au coeur de Téhéran», l'armée de l'air a frappé un site utilisé par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne, «pour coordonner les activités des unités" et "diriger des bataillons du Bassidj", selon un communiqué militaire.
L'armée avait indiqué vendredi avoir tué à la mi-mars dans la capitale iranienne Esmail Ahmadi, présenté comme le chef du renseignement du groupe paramilitaire.
Source: AFP
Swiss prolonge la suspension de ses vols vers Dubaï et Tel Aviv
Swiss prolonge pour des raisons de sécurité la suspension de ses vols à destination de Dubaï et Tel Aviv jusqu'au 31 mai inclus. La compagnie aérienne explique sa décision par la situation toujours tendue dans la région à la suite des attaques israélo-américaines contre l'Iran et de la riposte de ce dernier contre Israël et les Etats du Golfe.
Selon Swiss, les passagers concernés peuvent modifier gratuitement leur réservation pour une date ultérieure ou se faire rembourser intégralement le prix du billet.
Source: AFP
La guerre au Moyen-Orient «risque d'atteindre un point de non retour», alerte la Croix-Rouge
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge a prévenu lundi que les derniers développements du conflit au Moyen-Orient, notamment les frappes sur des sites nucléaires, pouvaient conduire à un «point de non retour».
«Ce que nous avons vu ces derniers jours au Moyen-Orient risque d'atteindre un point de non-retour», a déclaré Mirjana Spoljaric dans un communiqué, estimant que «le plus alarmant est le risque de dommages aux installations nucléaires», potentiellement «irréversibles» selon elle.
Source: AFP
Washington assure que les perturbations du marché du pétrole sont «temporaires»
Le ministre américain de l'Energie Chris Wright a assuré lundi que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient «temporaires», à l'ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.
«Les prix n'ont pas encore atteint un niveau suffisamment élevé pour entraîner une baisse importante de la demande», a aussi estimé le ministre depuis Houston.
Chris Wright a affirmé que le gouvernement de Donald Trump prenait des «mesures pragmatiques» pour augmenter l'offre disponible, en référence à la levée par l'exécutif de certaines de ses sanctions. Ce sont, selon ses mots, «des palliatifs dans une situation qui est temporaire».
Dans le cadre d'un effort coordonné par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les Etats-Unis ont commencé vendredi à mettre sur le marché une partie de leurs réserves stratégiques.
Le volume libéré jusqu'ici «doit représenter à peu près trois millions de barils» sur les plus de 415 millions dont disposent les Etats-Unis, a-t-il affirmé lundi, assurant que le pays aura plus que reconstitué ses réserves d'ici la fin 2027.
Source: AFP
Trump dit que les Etats-Unis et l'Iran ont trouvé des «points d'accord majeurs»
Donald Trump a assuré lundi que les Etats-Unis et l'Iran avaient trouvé des «points d'accord majeurs» lors de négociations menées, selon lui, avec un «haut dirigeant» qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
«Nous voulons l'uranium enrichi» des Iraniens, a aussi dit le président américain, lors d'un échange avec les journalistes en Floride, avant de prendre l'avion pour un déplacement à Memphis (sud).
«Je ne garantis rien», a-t-il ajouté, tout en parlant d'une «réelle possibilité» d'accord.
En parallèle, Donald Trump a dit qu'un «changement de régime» est en cours en Iran, mais il a menacé de «continuer à bombarder allègrement» si les discussions avec l'Iran échouent.
Source: ATS
«Aucun contact» avec Trump, selon les médias iraniens
La confusion règne: après l'annonce par Trump d'une trêve dans les attaques contre l'Iran, Téhéran ne s'est pas encore exprimé officiellement. Les médias iraniens rapportent toutefois qu'il n'y a eu aucun contact direct avec le président américain Donald Trump, «pas même par l'intermédiaire d'un médiateur».
Une source a déclaré à l'agence de presse Fars que Trump avait «fait marche arrière» après avoir été averti que l'Iran prendrait pour cible des centrales électriques. Un responsable a déclaré à «Tasnim News» que les déclarations de Trump relevaient de la «guerre psychologique» et ne servaient qu'à faire diversion.
Le porte-parole de la commission de sécurité du Parlement iranien, Ibrahim Rezaei, a déclaré que Trump avait fait marche arrière. «Une défaite pour Satan», a-t-il déclaré. Auparavant, le président américain avait lancé un ultimatum à Téhéran. Si l'Iran maintenait le détroit d'Ormuz fermé, les installations énergétiques iraniennes seraient bombardées.
Source: Fars