Ces dernières 24 heures ont démontré la rapidité avec laquelle le conflit au Moyen-Orient pourrait dégénérer à nouveau. Lundi, le président américain Donald Trump est apparemment parvenu in extremis à empêcher Israël et l'Iran de s'entredéchirer. Voici un résumé des derniers événements.
Dimanche 7 juin, au matin
Selon le média américain Axios, la dernière crise a été déclenchée par une attaque israélienne contre une cible du Hezbollah à Beyrouth ce dimanche matin. Des sources internes indiquent que le commandement central américain a été informé, mais pas la Maison Blanche. Ce qui aurait mis Donald Trump en rage.
L'Iran a rapidement réagi en envoyant des missiles sur Israël. L'escalade des tensions s'est enclenchée.
Dimanche 7 juin, au soir
Dimanche soir, Trump a personnellement téléphoné au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour le dissuader de toute riposte. Il l'a exhorté à s'abstenir de toute contre-attaque. Netanyahu a refusé. Selon Axios, il a fait valoir que renoncer à la riposte serait un signe de faiblesse et encouragerait l'Iran à poursuivre ses opérations. Israël a donc décidé de lancer une attaque.
Lundi 8 juin, au matin
Israël a ensuite attaqué plusieurs cibles en Iran, dont un important complexe pétrochimique.
Lundi 8 juin, au soir
Lundi, Trump a de nouveau appelé Netanyahu. Selon Axios, il lui aurait dit: «Fais bien attention Bibi, sinon tu te retrouveras très bientôt seul.» Au final, Benjamin Netanyahu a vraisemblablement cédé et a mis fin aux préparatifs.
Pour de nombreux observateurs, cette crise démontre avant tout une chose: les intérêts de Trump et de Netanyahu divergent de plus en plus. Un responsable du gouvernement américain a déclaré à Axios: «Netanyahu a besoin de la guerre pour survivre politiquement en Israël. Trump a besoin de la fin de la guerre pour survivre politiquement aux Etats-Unis.»