Une trêve à venir?
L'Iran examine une nouvelle proposition américaine

Donald Trump a suspendu ses frappes en Iran pour deux semaines, avant d'inverser la vapeur et d'infliger son propre blocus du détroit d'Ormuz, en réponse à l'échec des négociations. De son côté, Israël accepte un cessez-le-feu avec le Liban. Notre suivi des événements.
21:01 heures

L'Iran examine une nouvelle proposition américaine

L'Iran a dit mercredi soir «examiner» une nouvelle proposition américaine dans le cadre de la visite du ministre pakistanais de l'Intérieur à Téhéran, médiateur dans ces discussions entre les deux belligérants, selon le ministère des Affaires étrangères.

«Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement», a déclaré le porte-parole du ministère Esmaïl Baghaï sur la télévision d'Etat. Il a toutefois fait part de sa «grande méfiance» vis-à-vis des Etats-Unis.

Le responsable a réitéré au passage les exigences de la République islamique: «le dégel des avoirs iraniens bloqués» à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.

Source: AFP

20:08 heures

L'armée américaine dit avoir arraisonné un pétrolier battant pavillon iranien dans le Golfe d'Oman

L'armée américaine a annoncé avoir arraisonné mardi dans le Golfe d'Oman un pétrolier battant pavillon iranien soupçonné de tenter de contourner le blocus américain des ports iraniens, ajoutant avoir détourné 91 navires au total pour imposer le respect de cette mesure.

Mardi, «des Marines (...) ont arraisonné dans le golfe d'Oman le M/T Celestial Sea, un pétrolier commercial battant pavillon iranien soupçonné d'avoir tenté de violer le blocus américain en se dirigeant vers un port iranien», a expliqué le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ajoutant que le navire avait été fouillé et avait changé de cap.

Source: AFP

18:22 heures

Nouvelles menaces entre Iran et Etats-Unis

L'armée israélienne a affirmé mercredi être «en niveau d'alerte maximal», après de nouveaux échanges de menaces entre les Etats-Unis et l'Iran.

«Nous avons frappé et affaibli l'Iran et tout l'axe (pro-iranien) de manière systématique, puissante et méthodique. Nous continuerons à agir aussi longtemps que nécessaire, tant sur les fronts proches que lointains», a déclaré le chef de l'armée, le lieutenant-général Eyal Zamir, lors d'une réunion avec des commandants.

«A l'heure actuelle, l'armée est en niveau d'alerte maximal et est préparée à tout développement», a-t-il ajouté, selon un communiqué militaire.

Photo: AFP

Source: AFP

16:56 heures

Pour l'Iran, Washington «cherche à déclencher une nouvelle guerre»

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé mercredi les Etats-Unis de vouloir relancer la guerre, tout en espérant toujours une reddition de la République islamique.

«Les manoeuvres de l'ennemi, tant publiques qu'en coulisses, montrent que, malgré les pressions économiques et politiques, il n'a pas renoncé à ses objectifs militaires et cherche à déclencher une nouvelle guerre», a déclaré celui qui est aussi le président du Parlement dans un message audio relayé par les médias iraniens.

Il a ajouté que l'Iran devait «renforcer ses préparatifs afin d'apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque», assurant que «l'Iran ne cèderait jamais à l'intimidation» même si Washington espérait «toujours la capitulation de la nation iranienne».

Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire
15:38 heures

L'Iran dit avoir laissé passer 26 navires par Ormuz en 24 heures

La marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a affirmé mercredi avoir autorisé plus de 25 navires, dont des pétroliers, à transiter par le détroit d'Ormuz ces dernières 24 heures.

Téhéran bloque en grande partie la navigation dans cette voie maritime, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une attaque israélo-américaine le 28 février.

Si un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, les autorités exigent que les bateaux transitant par le détroit obtiennent des autorisations des forces armées iraniennes.

«Au cours des dernières 24 heures, 26 navires – dont des pétroliers, des porte-conteneurs et d'autres navires commerciaux – ont franchi le détroit d'Ormuz», a indiqué la marine des Gardiens de la Révolution sur X. Elle a ajouté qu'ils étaient passés après «une coopération» avec elle.

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

Source: AFP

09:56 heures

L'Iran promet une guerre bien «au-delà de la région» en cas d'attaque américaine

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont promis mercredi d'étendre la guerre «au-delà de la région» du Moyen-Orient, si les Etats-Unis et Israël attaquaient de nouveau le pays.

«Si l'agression contre l'Iran se répète, la guerre régionale promise s'étendra cette fois bien au-delà de la région, et nos coups dévastateurs vous écraseront», ont indiqué les Gardiens dans un communiqué publié sur leur site Sepah News.

Source: AFP

08:19 heures

Séoul annonce qu'un pétrolier sud-coréen a traversé le détroit d'Ormuz

Un pétrolier sud-coréen a traversé mercredi le détroit d'Ormuz, un passage facilité par Téhéran, a annoncé Séoul, alors que le trafic dans ce passage stratégique fait toujours l'objet d'une quasi-paralysie.

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Huyn.
Photo: keystone-sda.ch

«En ce moment-même, notre navire pétrolier sort du détroit d'Ormuz, en coordination avec l'Iran», a déclaré au Parlement le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Huyn, sans donner davantage de détails. La Corée du Sud dépend largement du Moyen-Orient pour ses approvisionnements en brut.

Source: AFP

03:06 heures

Un texte pour ordonner une fin de la guerre en Iran progresse au Sénat américain

Le Sénat américain a fait progresser mardi une résolution pour exiger du gouvernement un retrait des forces américaines engagées dans le conflit face à l'Iran, augurant d'un possible camouflet pour Donald Trump. Quatre sénateurs républicains ont rejoint les démocrates lors de ce vote de procédure qui doit donner lieu à un vote final à une date encore indéterminée.

Le Sénat américain avance une résolution pour retirer les forces engagées contre l'Iran.
Photo: Shutterstock

Le texte possède toutefois une portée largement symbolique en raison du droit de veto présidentiel de Donald Trump. D'après la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre et les démocrates souhaitent ainsi réaffirmer l'autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump.

Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige cependant qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours. Or, début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.

Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place pour faire respecter un blocus des ports iraniens. «Ce président est comme un bébé qui joue avec un pistolet chargé», a lancé mardi avant le vote le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

Source: AFP

02:57 heures

Trump n'exclut pas de nouvelles frappes contre l'Iran en cas d'échec des négociations

Donald Trump a de nouveau menacé mardi de frapper l'Iran si un accord n'était pas trouvé avec ce pays, l'armée iranienne promettant d'ouvrir «de nouveaux fronts» si les Etats-Unis reprenaient leurs attaques. Le président américain a répété qu'il espérait ne pas devoir faire la guerre. «Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l'instant», a-t-il dit à des journalistes à la Maison Blanche.

«Nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l'instant», a déclaré Trump aux journalistes.
Photo: IMAGO/ABACAPRESS

«Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui», a prévenu mardi le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

L'attaque non-revendiquée menée ce dimanche contre une centrale nucléaire aux Emirats arabes unis a été condamnée mardi par l'ensemble du Conseil de sécurité de l'ONU, y compris la Russie. Plus tôt dans la journée, les Emirats ont affirmé que les drones qui ont mené ces frappes provenaient d'Irak, où sont présents des groupes pro-iraniens.

Depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes lancées le 28 février par les Etats-Unis et Israël, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord, mais les positions de Washington et Téhéran restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Source: AFP

19.05.2026, 21:58 heures

JD Vance parle de «bons progrès» dans les discussions avec l'Iran

Le vice-président américain JD Vance a assuré que de «bons progrès» étaient faits dans les discussions avec l'Iran, tout en répétant que Washington avait le «doigt sur la gâchette». Il a fait ces déclarations pendant une conférence de presse à la Maison Blanche, peu après que Donald Trump a assuré qu'il s'était trouvé lundi à une heure d'ordonner une attaque massive contre l'Iran.

Photo: keystone-sda.ch

Le président américain, qui a une conception souple des délais, a aussi dit mardi qu'il donnait «deux ou trois jours» à Téhéran pour trouver un accord. «Il y a de bons progrès, mais nous allons continuer à travailler et à la fin, soit nous aurons un accord soit nous n'en aurons pas», a dit JD Vance, qui fait partie de l'équipe des négociateurs désignés par Donald Trump pour tenter de mettre fin au conflit avec l'Iran.

«Nous sommes plutôt en bonne posture, mais il y a un plan B, et le plan B est de relancer l'opération militaire», a dit le vice-président, dont la réticence face à cette guerre est connue. «Nous avons le doigt sur la gâchette. Nous ne voulons pas prendre ce chemin, mais le président est décidé à le faire et il est en mesure de le faire s'il le faut», a-t-il déclaré.

Source: AFP

19.05.2026, 18:07 heures

«Que la guerre soit populaire ou non, je dois la faire.»

Le président Donald Trump a déclaré qu'il pensait que la guerre menée par les Etats-Unis contre l'Iran était populaire et que, même si ce n'était pas le cas, empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire était une mission qui en valait la peine.

Photo: AFP

«Ecoutez, tout le monde me dit que c'est impopulaire, mais je pense que c'est très populaire quand cela a trait aux armes nucléaires, des armes capables de raser Los Angeles, de détruire des grandes villes très rapidement», a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche mardi.

«Que ce soit populaire ou non, je dois le faire, car je ne laisserai pas le monde s'effondrer sous mon mandat», a déclaré Trump. «Cela n'arrivera pas.»

Source: AFP

19.05.2026, 16:51 heures

Donald Trump dit qu'il était «à une heure de frapper l'Iran»

Interrogé par des journalistes sur le chantier de la salle de bal de la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé qu'il était «à une heure de frapper l'Iran» avant de changer d'avis.

Donald Trump près du chantier de la salle de bal à la Maison Blanche à Washington, le 19 mai 2026.
Photo: AFP

«Tout était prêt pour que je donne l'ordre», a déclaré le président américain. Trump a ajouté qu'il était prêt à attendre jusqu'à la fin de la semaine pour voir si les négociations progressaient, mais a continué d'avertir qu'il pourrait reprendre les opérations de combat. «Il nous faudra peut-être leur infliger un autre coup dur», a-t-il déclaré à propos de l'Iran.

Source: BFM TV/CNN

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