L'armée américaine annonce avoir frappé des sites de lancement de missiles en Iran
Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l'Iran, malgré les apparents progrès des négociations pour arriver à un règlement de la guerre au Moyen-Orient.
Après des semaines de blocages et de menaces, aussi bien Washington que Téhéran ont fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Donald Trump avait même présenté un temps présenté comme imminente l'annonce d'un compromis pendant le long week-end de Memorial Day, qu'il a décidé de passer à la Maison Blanche, tandis que la presse américaine et les médias iraniens distillaient les détails d'un futur plan de sortie du conflit.
Mais les espoirs de paix ont été douchés lundi, d'une part par l'annonce du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'une intensification de l'offensive menée par son armée au Liban, puis par une attaque contre l'Iran.
«Les forces américaines ont mené aujourd'hui des frappes de légitime défense dans le sud de l'Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines», a déclaré le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué.
Source: AFP
Des progrès dans les négociations, mais pas d'accord imminent
L'Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent.
«Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. «Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer», a-t-il ajouté, accusant Washington d'être versatile.
Source: AFP
Le baril de WTI en baisse de plus de 5% malgré de nouvelles frappes américaines en Iran
Le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, est en baisse de plus de 5% mardi à Tokyo malgré l'annonce par l'armée américaine de frappes dans le sud de l'Iran. Vers 00H30 GMT, le WTI cédait 5,46% à 91,33 dollars le baril et ce quelques minutes après l'annonce américaine.
Les Etats-Unis ont expliqué que ces frappes visaient des sites de lancement de missiles et des navires qui tentaient de placer des mines, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre opposant les deux pays. En revanche, le Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,6% à 97,68 dollars le baril.
Les cours du pétrole étaient passés sous la barre des 100 dollars le baril lundi et les marchés boursiers ont progressé, les investisseurs relevant leurs anticipations d'une réouverture du détroit d'Ormuz après des signes indiquant que Washington et Téhéran se rapprochaient d'un accord.
Les acteurs qui interviennent sur le marché du pétrole voulaient croire à un accord, qui permettrait d'envisager le retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement 20% de l'offre de pétrole mondiale. L'attaque américaine a lieu alors que de hauts négociateurs iraniens se sont rendus lundi à Doha pour des pourparlers visant à mettre fin à la guerre.
Source: AFP
Le Hezbollah dit avoir visé trois casernes et un poste militaire dans le nord d'Israël
Le Hezbollah pro-iranien a dit avoir mené lundi plusieurs attaques successives contre trois casernes et un poste militaire dans le nord d'Israël, «en réponse à la violation du cessez-le-feu» par Israël qui dit vouloir «intensifier» l'offensive au Liban.
Dans une série de communiqués, la formation a revendiqué au moins quatre attaques au moyen de drones contre la caserne de Shomera, et des attaques contre deux casernes dans des localités du nord d'Israël, ainsi qu'une autre contre un poste militaire à Misgav Am, menées entre en milieu de journée à des intervalles serrés.
Source: AFP
Le président iranien ordonne le rétablissement de l'accès à internet
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a ordonné le rétablissement de l'accès à l'internet international en Iran, suspendu depuis les attaques lancées par les Etats-Unis et Israël contre le pays, ont rapporté lundi des médias locaux. «Le décret visant à rétablir l'internet à son état d'avant janvier a été communiqué au ministère des Communications par le président» Massoud Pezeshkian, ont annoncé les médias iraniens Tasnim et Fars.
Interrompu pendant les grandes manifestations qui ont culminé début janvier, l'accès à internet international en Iran a été suspendu le 28 février, au début des frappes américaines et israéliennes contre le pays. Depuis, la population n'avait accès qu'aux plateformes et sites relevant du réseau national.
Source: AFP
Israël va intensifier l'offensive au Liban pour «écraser» le Hezbollah
Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu'Israël allait intensifier l'offensive au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, au moment où les Etats-Unis et l'Iran tentent de finaliser les termes d'un accord pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.
«Nous ne freinons pas, au contraire, j'ai demandé à accélérer», a déclaré le Premier ministre dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Telegram. «Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser» le Hezbollah.
Source: AFP
Trump exige la signature des accords d'Abraham par Ryad et Doha
Donald Trump a exigé lundi de pays à majorité musulmane, en premier lieu l'Arabie saoudite et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d'un potentiel accord de paix avec l'Iran. Cette contrainte pourrait compliquer les négociations avec Téhéran.
Dans un long message sur sa plateforme Truth Social, le président américain a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l'Iran: «J'ai déclaré qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham».
Signés en 2020 et parrainés par Donald Trump lors de son premier mandat à la Maison Blanche, ces accords d'Abraham ont mené à la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes: les Emirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan. Le Kazakhstan a annoncé en novembre 2025 vouloir rejoindre l'accord. Mais nombre d'Etats ont jusqu'ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l'Arabie saoudite.
Les blessures du guide suprême ne seraient que «superficielles»
Un responsable iranien a qualifié lundi de «superficielles» les blessures infligées au guide suprême Mojtaba Khamenei lors de frappes américano-israéliennes au début de la guerre, un rare commentaire du pouvoir sur la santé du dirigeant.
Mojtaba Khamenei, qui a succédé à 56 ans à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe au premier jour du conflit le 28 février, n'est pas apparu depuis sa désignation le 8 mars, se contentant de publier des déclarations écrites. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth avait affirmé le 13 avril qu'il était «blessé et probablement défiguré».
Rien de majeur
Lundi, le porte-parole du ministère iranien de la Santé, Hossein Kermanpour, a révélé que Mojtaba Khamenei avait été admis dans un hôpital le 28 février à 13h locales et placé «dans une salle d'opération, aux côtés de plusieurs autres personnes blessées».
«A part des blessures superficielles au visage, à la tête et aux jambes, qui n'ont pas nécessité d'amputation ni provoqué de complications, il n'y avait rien de majeur», a ajouté le porte-parole, cité par l'agence de presse Ilna. «En tant que médecin, je pense qu'il ne s'agissait pas de blessures graves, aucune opération particulière n'a été nécessaire, à part un ou deux points de suture», a-t-il ajouté. Il a, selon lui, pu quitter l'hôpital le 1er mars.
Trump dit qu'il y aura un accord «excellent et significatif» ou «pas d'accord»
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu'un éventuel accord avec l'Iran devra être «excellent et significatif», sans quoi il n'y aura «pas d'accord». «Soit l'accord avec l'Iran sera un accord excellent et significatif, soit il n'y aura pas d'accord», a-t-il écrit sur Truth Social.
Source: AFP
Un péage à Ormuz? Non, un «service de navigation», dit Téhéran
L'Iran a affirmé lundi imposer des frais pour des «services de navigation», plutôt que des péages, aux navires transitant par le stratégique détroit d'Ormuz, en pleines négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre.
«Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l'environnement du détroit d'Ormuz, du golfe Persique et de la mer d'Oman, nécessitent la perception de certains frais», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a toutefois assuré que l'Iran «ne cherchait pas à percevoir de péage».
Source: AFP
Tsahal appelle à l'évacuation de dix villages au Liban
L'armée israélienne a appelé lundi à l'évacuation de dix villages dans le sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en cours.
Porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee a énuméré sur X dix localités, en majorité situées dans le secteur de Nabatiyé, affirmant que l'armée était «obligée d'agir avec force» contre le Hezbollah «à la lumière des violations de l'accord de cessez-le-feu».
Source: AFP
Tout accord avec l'Iran garantira à Israël le droit de se défendre
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a affirmé lundi qu'Israël aurait «toujours» le droit de se défendre quel que soit l'accord entre Washington et Téhéran, faisant écho aux propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
«Israël a toujours le droit de se défendre. Chaque pays du monde en a le droit. Et donc, si le Hezbollah s'apprête à lancer des missiles ou lance des missiles contre eux, Israël a le droit de riposter», a déclaré Marco Rubio à des journalistes depuis New Delhi, où il est en visite.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé dimanche que Donald Trump avait, lors d'un appel, réitéré «le droit» d'Israël à combattre au Liban, où l'armée israélienne vise le Hezbollah pro-iranien.
Source: AFP