Les principales informations à retenir:
Le bras de fer entre l'Iran et les Etats-Unis en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient se poursuit.
Le va-et-vient de propositions entre Washington et Téhéran n'a débouché sur aucune percée depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril. Pendant ce temps, le détroit d'Ormuz reste fermé.
Sur l'autre front du conflit, au Liban, Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs attaques mutuelles, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3636 personnes en Iran, parmi lesquelles 1701 civils, dont 254 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de près de 2846 personnes au Liban, dont 177 enfants, selon le ministère libanais de la Santé, de 101 personnes en Irak, selon des chiffres de l'AFP, de 19 civils en Israël, selon les autorités, de 4 femmes en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé, et de 13 soldats américains, selon les autorités. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait une trentaine de morts (10 aux Emirats arabes unis, 7 au Qatar, 6 au Koweït, 3 à Oman, 2 en Arabie saoudite, 2 au Bahreïn).
Donald Trump promet une victoire complète
Donald Trump a déclaré lundi que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran était en grand danger et qu'il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour traverser le détroit d'Ormuz, en pleine impasse des négociations entre Washington et Téhéran.
«Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit: "Monsieur, votre être cher a exactement 1% de chances de vivre"», a-t-il lancé dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. Après plus d'un mois de cessez-le-feu, les deux camps ont jusqu'ici échoué à conclure un accord pour mettre fin durablement à la guerre.
Dans ce contexte, Donald Trump a dit au cours d'un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News lundi qu'il envisageait de relancer son opération baptisée «Projet Liberté», visant à permettre aux centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit, brièvement mise en oeuvre la semaine passée. Sa décision n'est pas encore arrêtée, précise Fox News.
Le président américain l'avait mise sur pause le 5 mai dès le lendemain de son lancement compte tenu des «grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens». Donald Trump a réaffirmé depuis la Maison Blanche que les Etats-Unis obtiendront «une victoire complète» dans leur guerre contre l'Iran. «Nous aurons une victoire complète. Nous avons déjà eu, en théorie, une victoire complète d'un point de vue militaire», a-t-il déclaré.
Source: AFP
Risque de crise humanitaire majeure
Le blocage persistant d'engrais dans le détroit d'Ormuz risque de provoquer d'ici «quelques semaines» une «crise humanitaire majeure», a déclaré le chef d'un groupe de travail de l'ONU chargé de libérer le passage de ces matières cruciales.
«Nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure. Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim», a déclaré Jorge Moreira da Silva dans un entretien à l'AFP. Ce dernier dit avoir rencontré plus de 100 pays pour rallier notamment le soutien des Etats membres de l'ONU à ce mécanisme. Mais les parties impliquées dans le conflit - Etats-Unis, Iran et pays du Golfe - ne sont pas encore convaincues.
«Le problème, c'est que la saison des semailles n'attend pas», souligne Jorge Moreira da Silva, certaines semailles se terminant dans quelques semaines dans les pays africains. Il estime que le passage de cinq navires chargés d'engrais et de matières premières connexes par jour permettrait d'éviter une crise pour les agriculteurs. «C'est une question de temps. Si nous ne nous attaquons pas rapidement à la source de la crise, nous devrons en gérer les conséquences avec de l'aide humanitaire», a-t-il poursuivi.
Source: AFP
Dans sa réponse, l'Iran demande la fin de la guerre dans l'ensemble de la région
L'Iran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin de la guerre dans l'ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés, selon le ministère des Affaires étrangères.
«La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse hebdomadaire, alors que le président américain Donald Trump a jugé la réponse iranienne «totalement inacceptable».
Téhéran réclame notamment «la fin de la guerre dans la région», la levée du blocus américain des ports iraniens et «la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Trump rejette la réponse de l'Iran aux propositions américaines
Donald Trump a brutalement rejeté dimanche la réponse de l'Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre, agitant à nouveau la menace face à Téhéran, accusé d'avoir pris pour cible ses voisins du Golfe. «Je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l'Iran. Je ne l'aime pas – C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!», a écrit en lettres capitales le président américain dans un bref message sur son réseau Truth Social.
Plus d'un mois après le début de la trêve entre les deux belligérants, les tractations semblent plus que jamais dans l'impasse et les espoirs de règlement nébuleux, aucune des parties n'ayant dévoilé publiquement ses propositions. Après des jours d'attente, l'Iran a annoncé dimanche avoir répondu au plan américain, mais sans détailler sa réponse.
La télévision publique iranienne s'est bornée à rapporter que la réponse de Téhéran, transmise via le médiateur pakistanais, était «axée sur la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime».
D'après le «Wall Street Journal», qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz, que l'Iran bloque depuis le début des hostilités le 28 février, et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine. Selon le quotidien américain, Téhéran serait également prêt à «diluer» une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un «pays tiers».
Source: AFP
Trump veut suspendre les taxes sur le carburant
Donald Trump a dit lundi vouloir mettre en pause la taxe fédérale sur les prix à la pompe, un nouveau geste visant à atténuer les conséquences pour le porte-monnaie des Américains de la guerre qu'il a lancée en Iran.
Répondant à une question d'une journaliste à la Maison Blanche, le président américain a assuré qu'il suspendrait cette taxe «tant que cela sera nécessaire». «C'est un petit pourcentage, mais vous savez, ça reste de l'argent», a-t-il déclaré. Une telle manoeuvre nécessite l'aval du Congrès, où le parti républicain ne dispose que d'une majorité très ténue.
Le sénateur Josh Hawley du Missouri (centre) a réagi aux propos du chef de l'Etat en annonçant le dépôt d'un projet de loi dès lundi. La représentante de Floride (sud-est) Anna Paulina Luna compte faire la même chose «cette semaine». Donald Trump avait vendu la mèche un peu plus tôt à la chaîne américaine CBS, se disant prêt à stopper la collecte de cette taxe «pendant un certain temps».
Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), la taxe fédérale en vigueur représente aujourd'hui 18,4 cents par gallon d'essence (3,78 litres, l'unité de mesure en vigueur aux Etats-Unis) et 24,4 cents pour le gallon de diesel. Les 50 Etats ajoutent leur propre taxe, très variable. En moyenne, elle équivaut à 29 cents par gallon d'essence.
Source: AFP
«Le plus grand choc énergétique" jamais connu
Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le «plus grand choc énergétique» jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027. «Même si le détroit d'Ormuz rouvrait aujourd'hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s'étendrait jusqu'en 2027», a affirmé le PDG du fleuron de l'économie saoudienne, Amin Nasser, lors d'un appel avec des investisseurs.
Le responsable a également prévu une forte hausse de la demande après l'ouverture du détroit, les Etats et les compagnies énergétiques cherchant notamment à reconstituer des stocks stratégiques largement entamés par des mois de perturbations.
La veille, le groupe avait annoncé une hausse de 25,5% de son bénéfice net au premier trimestre, porté par l'envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient. Le baril de Brent, référence mondiale, valait en moyenne près de 100 dollars en mars, contre 70 avant les hostilités, avec des pointes à 120 dollars.
Source: AFP
Le Liban appelle les USA à l'aide
Les dirigeants libanais ont exhorté lundi les Etats-Unis à faire pression sur Israël pour qu'il cesse le pilonnage de plusieurs régions du pays, qui se poursuit malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. Le nouveau bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2869 morts depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont reçu séparément l'ambassadeur américain Michel Issa, en préparation de nouvelles discussions prévues les 14 et 15 mai à Washington entre le Liban et Israël. Le président Aoun a «insisté (...) sur la nécessité de faire pression sur Israël pour qu'il arrête les tirs, mette fin aux opérations militaires et à la démolition et au rasage des maisons», selon un communiqué de la présidence.
Nawaf Salam a pour sa part demandé au diplomate de «faire pression sur Israël pour mettre fin aux attaques et violations persistantes, en vue de consolider le cessez-le-feu», selon son bureau. Israël a intensifié en fin de semaine ses frappes et lancé lundi un appel à évacuer neuf localités libanaises, dont sept dans le sud et deux dans l'est du pays.
Source: AFP
Les cours du pétrole augmentent suite au rejet par Trump de la réponse de l'Iran
Les cours du pétrole progressent lundi après le rejet par Donald Trump de la réponse iranienne aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre, bien que les investisseurs ménagent leurs attentes en amont d'un sommet sino-américain.
«Je viens de lire la réponse des soi-disant "représentants" de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!», a écrit le président américain dimanche soir dans un bref message sur son réseau Truth Social.
La déclaration de Trump «renforce l'impression que les négociations restent piégées sur la même ligne de fracture inflexible», celle de la question du nucléaire et de l'enrichissement d'uranium, «qui a hanté toutes les tentatives précédentes de désescalade», constate Stephen Innes, analyste chez SPI AM.
Source: AFP
La Chine confirme la visite de Trump du 13 au 15 mai
La Chine a confirmé lundi la visite d'Etat cette semaine du président américain Donald Trump, déplacement durant lequel il devrait rencontrer son homologue Xi Jinping et discuter de l'Iran et des différends commerciaux.
«A l'invitation du président Xi Jinping, le président des Etats-Unis d'Amérique, Donald J. Trump, effectuera une visite d'Etat en Chine du 13 au 15 mai», a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
Source: AFP
«Il faut encore retirer d'Iran les stocks d'uranium», déclare Benjamin Netanyahu
La guerre en Iran n'est «pas finie car il faut encore retirer d'Iran les stocks d'uranium enrichi», a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS, lors d'une interview diffusée dimanche. La guerre «a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires – de l'uranium enrichi – qui doivent être retirées d'Iran», a-t-il dit, ajoutant qu'il restait également «des sites d'enrichissement à démanteler».
Interrogé pour savoir comment il comptait «sortir» l'uranium d'Iran, il a déclaré: «On y va et on le sort.» «Ce que le président Trump m'a dit, c'est: 'Je veux y aller.' Et je pense que c'est physiquement possible. Ce n'est pas là le problème. Si on a un accord, qu'on y va et qu'on le sort, pourquoi pas? C'est la meilleure solution», a-t-il ajouté.
«On finira par le récupérer (...) on le surveille de près», a déclaré le président américain dans une interview séparée diffusée dimanche, enregistrée plus tôt dans la semaine. «Si quelqu'un s'approche de l'endroit, on le saura, et on le fera sauter», a-t-il ajouté auprès de la journaliste indépendante Sharyl Attkisson.
Le sort de l'uranium enrichi détenu par l'Iran est l'un des enjeux au coeur des discussions entre Téhéran et Washington en vue d'une paix durable. Les dernières données publiques disponibles remontent à juste avant la guerre des Douze jours de juin 2025. Selon les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran disposait alors de 441 kilos d'uranium enrichi à 60%, proche du seuil des 90% permettant de fabriquer la bombe nucléaire, de 180 kilos enrichis à 20% et de plus de 6 tonnes à 5%.
Source: AFP
Paris et Londres coprésideront mardi une réunion de ministres de la Défense sur le détroit d'Ormuz
Les ministres britannique et français de la Défense coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d'Ormuz, afin de discuter des «contributions militaires» de chacun, a annoncé Londres dimanche.
Téhéran a averti dimanche d'une «réponse décisive et immédiate» de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région. Le président français Emmanuel Macron a cependant assuré dimanche soir que la France n'avait «jamais envisagé un «déploiement» dans le détroit d'Ormuz.
La quarantaine de pays impliqués «devraient profiter de la réunion (de mardi) pour discuter et définir leurs contributions militaires à la mission défensive visant à rouvrir et à sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque les conditions le permettront», a indiqué le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.
Mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l'Iran se sont dits prêts à mettre en place une «mission neutre» afin de sécuriser le détroit, lors d'une conférence co-présidée à Paris par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Source: AFP
Le pétrole grimpe après un nouvel échec des négociations entre Washington et Téhéran
Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse lundi en l'absence d'issue en vue au Moyen-Orient et de violences répétées dans le détroit d'Ormuz.
Le baril de Brent pour livraison en juillet, référence internationale, augmentait de 2,69% à 104,01 dollars avant l'ouverture des marchés asiatiques.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en juin, grimpait de 2,54% à 97,84 dollars.
Source: AFP
Trump entend «faire pression» sur Xi lors de sa visite en Chine
Donald Trump entend «faire pression» sur son homologue chinois Xi Jinping lors de son déplacement en Chine la semaine prochaine, alors que les Etats-Unis veulent obtenir un accord mettant fin à la guerre en Iran, a affirmé dimanche un responsable américain.
«Je m'attends à ce que le président fasse pression», a dit le responsable à des journalistes sous le couvert de l'anonymat, soulignant que le président américain avait déjà fait pression sur l'Iran lors de ses derniers appels avec le dirigeant chinois.
L'Iran ne «se moquera» plus de l'Amérique très longtemps, affirme Trump
Donald Trump a accusé dimanche l'Iran de se moquer des Etats-Unis depuis des décennies et promis qu'«ils ne riront plus très longtemps», sans commenter l'information selon laquelle l'Iran a répondu au plan américain visant à mettre durablement fin à la guerre.
«L'Iran mène en bateau les Etats-Unis et le reste du monde depuis 47 ans», a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. Ils «se moquent de notre pays qui a désormais retrouvé sa grandeur mais ils ne riront plus très longtemps!», a-t-il ajouté.
Source: AFP