Contenu «séditieux»
A Hong Kong, des librairies indépendantes ferment après des perquisitions

Deux librairies emblématiques de Hong Kong ont fermé leurs portes après des perquisitions. La police de la sécurité nationale leur reproche de vendre «produits à caractère séditieux».
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Deux librairies emblématiques de Hong Kong ont fermé leurs portes après des perquisitions.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Une librairie hongkongaise perquisitionnée par la police de la sécurité nationale en juillet a annoncé mercredi sa fermeture après 50 ans d'activité, tandis qu'une autre a cessé ses opérations avant la date prévue, une étape supplémentaire dans la répression sur les librairies indépendantes dans l'ancienne colonie britannique. En juillet, la police a fouillé deux librairies et arrêté cinq personnes suspectées d'avoir affiché et vendu des «produits à caractère séditieux».

La librairie «Greenfield», un pilier de la scène des librairies indépendantes de la ville depuis son ouverture en 1976, a annoncé qu'elle fermerait ses portes à l'expiration de son bail. (Nous sommes)"reconnaissants envers chacun d'entre vous d'être restés à nos côtés dans les bons comme dans les mauvais moments pendant ces 50 dernières années, merci, prenez soin de vous», pouvait-on lire sur les réseaux sociaux, sans plus de précisions.

Deux employés de la librairie «Hunter» ont été arrêtés en juin, et quatre salariés de «Book Punch» avaient été arrêtés en mars pour vente d'articles à «caractère séditieux». La librairie «Have a Nice Stay», fondée en 2022 par un groupe d'anciens journalistes, dans un contexte médiatique toujours plus restreint, a également été perquisitionnée en juillet.

Contenu «séditieux»

Mercredi, devant sa boutique, un panneau indiquait une fermeture immédiate, a constaté un journaliste de l'AFP. «A compter d'aujourd'hui, 'Have a Nice Stay' cessera temporairement ses activités», a indiqué la librairie, précisant que les clients ayant commandé des livres en ligne seraient informés des dispositions ultérieures.

«Have a Nice Stay» avait indiqué avant sa perquisition qu'elle fermerait ses portes en août, notamment en raison du contexte social et de sa situation financière. Les autorités ont sévi contre des librairies en raison de contenus qu'elles estiment «séditieux», visés par la loi sur la sécurité nationale, une législation élaborée localement et adoptée à Hong Kong en 2024, qui vient s'ajouter à une loi plus large imposée par Pékin après que des manifestations pro-démocratie ont paralysé le centre financier en 2019.

A la suite des perquisitions menées ce mois-ci, le chef de la sécurité, Chris Tang, a déclaré que les libraires doivent s'assurer que les ouvrages qu'ils vendent «ne mettent pas en danger la sécurité nationale».

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