«Le traçage rétrospectif des contacts en cours» en Suisse
Le «traçage rétrospectif des contacts est en cours» est en Suisse après l'admission d'un patient en Zurich, selon l'OMS. Les autorités ont pris des dispositifs, a expliqué jeudi un responsable à la presse.
Ce processus prend du temps, a précisé Abdirahman Mahamud. Chaque pays a sa propre approche et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) va publier, probablement vendredi, des directives.
Source: ATS
Un deuxième patient provenant du navire MV Hondius a été testé positif au hantavirus
Un deuxième patient provenant du navire MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire internationale en raison d'un rare foyer d'hantavirus, a été testé positif à la maladie, a annoncé jeudi l'hôpital néerlandais qui le prend en charge.
«Il est désormais confirmé que le patient hospitalisé est atteint du hantavirus. Le patient en a été informé et a donné son accord pour que cette information soit communiquée», a indiqué l'hôpital LUMC de Leiden, qui a admis mercredi soir le patient dans son service des maladies infectieuses graves.
L'hôpital Radboud de Nimègue a confirmé plus tôt jeudi qu'un patient provenant du navire de croisière avait été testé positif.
Source: AFP
Ce n'est ni «le début d'une épidémie», ni celui «d'une pandémie», assure l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré jeudi que le foyer d'hantavirus déclaré sur un bateau de croisière, qui a déjà fait trois morts, ne constituait à ce stade ni «le début d'une épidémie», ni celui «d'une pandémie».
«Ce n'est pas le début d'une épidémie. Ce n'est pas le début d'une pandémie, mais c'est l'occasion idéale de rappeler que les investissements dans la recherche sur des agents pathogènes comme celui-ci sont essentiels, car les traitements, les tests de dépistage et les vaccins sauvent des vies», a déclaré devant la presse à Genève Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.
Source: AFP
«Il n'y a pas d'antidote médical» à l'hantavirus
Quelle est la situation à bord du navire? «Nous avons vu des vidéos des passagers. Nous les entendons», déclare Maria van Kerkhove. Elle précise qu'ils sont en contact avec le capitaine. «Nous travaillons avec toutes les personnes à bord.» Deux médecins spécialisés venus des Pays-Bas se trouveraient à bord.
«Il n’y a pas d’antidote médical», admet Anais Legand. L'OMS encourage les scientifiques et les pays à développer un remède capable de sauver des vies. Au cours des dix dernières années, beaucoup de progrès ont été réalisés en vue d'un éventuel remède, note Maria van Kerkhove. La conférence de presse s'achève par un appel aux dons en faveur de l'OMS.
La transmission du hantavirus «bien plus difficile» que le Covid, selon une médecin aux Pays-Bas
La transmission de l'hantavirus, qui s'est propagé à bord du navire de croisière MV Hondius est «bien plus difficile» que pour le Covid, a déclaré jeudi à l'AFP la médecin responsable du service néerlandais qui prend en charge l'un des patients évacués du navire.
Karin Ellen Veldkamp, responsable du service des maladies infectieuses au Centre médical universitaire de Leiden, a précisé que son service était prêt à accueillir d'autres patients si nécessaire.
«Il ne se transmet pas facilement»
Interrogée sur les craintes que le hantavirus ne devienne le nouveau Covid, Karin Veldkamp a répondu: «Non, ce n'est pas le cas. Il ne se transmet pas facilement d'une personne à l'autre.»
«Nous savons que (la transmission interhumaine) est possible et nous soupçonnons que cela s'est produit sur le bateau... mais ce n'est pas comme le Covid, c'est bien plus difficile», a-t-elle poursuivi. Karin Ellen Veldkamp a refusé de donner des détails sur le patient arrivé à l'hôpital mercredi soir.
Source: AFP
L'OMS affirme que le risque pour le grand public «est faible»
«Le risque pour le grand public est faible», souligne à nouveau Maria Van Kerkhove. Elle insiste à nouveau sur le fait que la transmission se fait principalement par les rongeurs. Abdirahman Mahamud ajoute que l'isolement n'est nécessaire que pour les personnes infectées qui présentent des symptômes. Dans ces cas-là, les personnes infectées présentant des symptômes recevraient quotidiennement la visite de professionnels de santé.
Anais Legrand expkique qu'un «plan par étapes» est en cours d’élaboration pour permettre aux passagers du navire de débarquer. Maria van Kerkhove précise qu’une collaboration est en place avec tous les pays dont des ressortissants se trouvent à bord, afin de garantir un retour en toute sécurité.
«Chaque pays devrait renforcer son système de surveillance»
Les tests sont actuellement analysés dans trois laboratoires. L'OMS rassemble des experts pour une évaluation des risques, notamment en provenance d'Argentine, qui connaît particulièrement bien ce virus des Andes.
D'après Anaïs Legand, les personnes infectées doivent rester en isolement pendant six semaines, soit la période d’incubation. «Le taux de mortalité élevé est confirmé», ajoute-t-elle. «Chaque pays où circule le hantavirus devrait renforcer son système de surveillance.» Maria van Kerkhove précise que toutes les personnes infectées ne doivent pas nécessairement rester en isolement pendant six semaines. Il faudra décider au cas par cas.
Le foyer d'infection «limité» en cas de mesures de santé publique, selon l'OMS
L'ampleur du foyer d'infection à hantavirus apparu sur un navire de croisière devrait être «limitée» si les mesures de santé publique sont mises en oeuvre et si les pays font preuve de «solidarité», a estimé jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Nous pensons» que cette épisode «restera limité si les mesures de santé publique sont appliquées et si tous les pays font preuve de solidarité», a déclaré aux journalistes Abdi Rahman Mahamud, directeur des opérations d'alerte et de réponse aux urgences sanitaires, alors que des cas sont confirmés dans plusieurs pays.
Source: AFP
L'état de l'hôtesse de l'air KLM reste inconnu, des tests sont en cours
L'état de l'hôtesse de l'air de KLM qui aurait présenté des symptômes après avoir été en contact avec la Néerlandaise décédée reste inconnu. Anaïs Legand, spécialiste des fièvres, précise que des tests PCR sont utilisés pour détecter l'hantavirus. Le délai nécessaire pour obtenir un résultat positif ou négatif «est rapide, c'est une question d'heures», précise-t-elle.
«Nous sommes en contact avec les autorités néerlandaises», ajoute Maria van Kerkhove, experte en épidémiologie. «Ce n'est pas un virus ordinaire et on le trouve principalement en Amérique du Sud.»
«Il n'y a aucune raison de paniquer»
«Les institutions du monde entier ont véritablement collaboré, partageant informations et connaissances afin de réagir rapidement à la situation», se félicite Chikwe Ihekweazu, directeur exécutif du Programme des urgences sanitaires de l'OMS.
«Il s’agit d’une épidémie limitée, confinée à un bateau de croisière. Il n’y a aucune raison de paniquer», ajoute son on collègue Abdirahman Mahamud. La recherche des cas contacts est également en cours aux Etats-Unis. Espérons qu’ils partageront leurs informations avec nous.»
Les Etats-Unis devraient reconsidérer leur décision de se retirer de l'OMS
Tedros Ghebreyesus souligne que, jusqu'à présent, la coopération avec les Etats-Unis se passe bien. «Nous contribuons à rendre le monde plus sûr. Notre mission concerne également la population américaine.» Des flambées épidémiques comme celle survenue sur le bateau de croisière combien l'OMS est essentielle.
«Peut-être voudront-ils reconsidérer leur décision. Les virus se moquent des frontières et de la politique. Ils se moquent de nos excuses.»
De nombreuses zones d'ombre subsistent autour du foyer d'hantavirus qui a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire immobilisé en face du port de la capitale cap-verdienne, dans l'Atlantique, et dont l'armateur à demandé mercredi à accoster à Tenerife.
Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l'équipage, l'origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
Voici ce que l'on sait sur le foyer d'infection à hantavirus survenu lors d'une croisière à bord du MV Hondius, navire du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert.
Qui sont les victimes?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande.
C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée), le 6 avril, selon l'OMS. Il est décédé le 11 avril à bord du navire. Aucun test microbiologique n'avait alors été effectué sur cet homme.
Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène (Royaume-Uni), avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, a embarqué le 25 avril par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est décédée le lendemain.
Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai. C'est à ce stade le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes décédées.
Le 2 mai, une ressortissante allemande est décédée à bord, après de premiers symptômes (fièvre et malaise général) le 28 avril.
Qui sont les malades?
Mercredi à la mi-journée, l'OMS recensait «8 cas, dont 3 confirmés» par des tests. Soit trois décès (dont la passagère néerlandaise dont l'infection a été confirmée par un test) et cinq autres cas (dont deux confirmés par des tests).
Une infection à hantavirus a été confirmée la première fois, au cours de cette expédition, chez un passager britannique de 69 ans.
Il avait consulté le médecin de bord le 24 avril, avant d'être débarqué le 27 avril sur l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg. Il se trouvait lundi "dans un état critique mais stable", selon Oceanwide Expeditions.
Un autre passager du bateau, hospitalisé à Zurich, a également été testé positif au hantavirus le 5 mai, selon les autorités suisses mercredi. Le ministère suisse de la Santé a précisé qu'il était «rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène», où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril, selon les données de suivi maritime de Marine Traffic.
Son épouse, qui «ne présente jusqu'ici aucun symptôme (...) s'est placée en isolement pour des raisons de sécurité», a expliqué le ministère suisse. Les deux époux sont suisses, selon les autorités du pays.
Trois autres cas suspects ont été débarqués mercredi du MV Hondius au Cap-Vert: deux membres d'équipage britannique et néerlandais, malades, et une personne cas contact, asymptomatique. Ils «sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas», selon le directeur général de l'OMS.
Le patient asymptomatique sera hospitalisé en Allemagne, ont ensuite précisé les pompiers allemands.
Transmission interhumaine
Le hantavirus "des Andes", transmissible entre humains, a été détecté sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sud-africain de la Santé, et sur le malade de Zurich, selon un test effectué par les Hôpitaux universitaires de Genève. Il s'agit de la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine est documentée.
Les hantavirus se transmettent à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats...) qui excrètent le virus par la salive, l'urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l'inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Une telle infection peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Selon le directeur général de l'OMS mercredi, «à ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible».
Cas contacts
Des efforts sont en cours pour rechercher d'éventuels cas contacts avec les personnes infectées. En particulier, hors du navire, les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est décédée.
Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d'équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.
D'autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre sud-africain de la Santé mercredi, comme celles «qui se trouvaient à l'aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise» ainsi que le «personnel de santé de Kempton Park», l'hôpital où elle a été traitée jusqu'à son décès.
Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n'avait pas été évacué par un vol commercial mais «des professionnels de santé ont également été en contact avec lui», a indiqué le ministre: «Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d'entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance».
L'expédition
Le navire voyageait avec 147 personnes – 88 passagers et 59 membres d'équipage – de 23 nationalités, a indiqué l'OMS mardi.
Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13), selon l'opérateur. Il y a également, entre autres, cinq Français.
Au sein de l'équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).
Selon l'OMS, l'expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une traversée de l'Atlantique Sud, avec plusieurs escales dans des régions reculées, notamment dans l'Antarctique.
Il s'est rendu dans les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud (5 au 7 avril), puis dans les îles Tristan da Cunha, Inaccessible et Nightingale (13 au 16 avril), selon les données de suivi maritime de MarineTraffic. Il a fait le tour de l'île Gough le 17 avril, avant de rejoindre l'île Sainte-Hélène le 22 avril, jusqu'au 24 avril.