Bloqué sur la croisière
Le capitaine du navire frappé par l'hantavirus est enfin libre

Le capitaine du MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, quitte enfin le navire. Après un périple mouvementé, il a débarqué à Rotterdam le 18 mai, sans symptômes, selon l’OMS.
Le capitaine du MV Hondius a enfin pu quitter le navire samedi à Rotterdam.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Le capitaine du navire de croisière MV Hondius, où avait été détecté un foyer d'hantavirus, va enfin pouvoir quitter le bateau samedi, a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Parti d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril, le navire de croisière a achevé le 18 mai son voyage dans le port néerlandais de Rotterdam, après être passé par l'archipel espagnol des Canaries où avaient été évacuées plus de 120 personnes.

«Je viens de recevoir le dernier message du capitaine Jan Dobrogowski, qui quitte enfin aujourd'hui (samedi) le navire de croisière MV Hondius. Il ne présente toujours aucun symptôme d'hantavirus», a déclaré le directeur de l'OMS sur X. «Je suis profondément reconnaissant à Jan pour sa coopération et son leadership alors qu'il a guidé le navire au cours d'un voyage extraordinaire et effrayant. Merci, cher Jan, d'avoir mené vos passagers vers la sécurité», a-t-il ajouté.

Plus de 600 cas

L'OMS dénombre au total 12 cas suspects et confirmés d'hantavirus, dont trois décès, depuis le 2 mai, date à laquelle l'épidémie avait été signalée pour la première fois. Un membre d'équipage qui avait débarqué à Tenerife et avait été rapatrié aux Pays-Bas a été confirmé vendredi comme nouveau cas d'hantavirus et hospitalisé par précaution.

Lors d'une conférence de presse vendredi, Tedros a indiqué que plus de 600 cas contacts continuaient d'être suivis dans 30 pays, tandis qu'un «petit nombre de contacts à haut risque» restaient à localiser. L'hantavirus est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Selon l'OMS, la contagion humaine nécessite un contact très proche.

Ce virus des Andes, seul hantavirus transmissible entre humains, a cependant une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.

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