Le Groenland en danger
Acculé par Trump et Poutine, l'OTAN lance une nouvelle mission

L'Otan a annoncé ce 11 février 2026 le lancement d'une nouvelle mission stratégique pour défendre l'Arctique. Cette initiative vise à renforcer la sécurité dans une région cruciale face aux tensions géopolitiques.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, au WEFà Davos, le mercredi 21 janvier 2026.
Photo: KEYSTONE
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AFP Agence France-Presse

L'Otan a annoncé mercredi le lancement de sa nouvelle mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique, une démarche visant à apaiser Donald Trump, un moment tenté d'annexer le Groenland.

Cette mission, baptisée «Arctic Sentry» (sentinelle arctique), souligne l'engagement de l'Alliance à «maintenir la stabilité dans l'une des régions les plus importantes sur le plan stratégique», a affirmé son commandant suprême, le général américain Alexus Grynkewich, dans un communiqué.

Elle permettra de «mettre à profit la puissance de l'Otan pour protéger notre territoire et garantir que l'Arctique et le Grand Nord restent sûrs», a encore dit le général Grynkewich.

La Russie a réagi en annonçant mercredi qu'elle prendrait des «contre-mesures», y compris de «nature militaire», si les pays occidentaux renforçaient leur propre présence militaire au Groenland.

La Chine se rapproche

Arctic Sentry, une nouvelle «activité» dans le jargon de l'Otan, a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte à Davos, en Suisse, le mois dernier.

A cette occasion, «les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités» dans cette région, face aux visées russes et à «l'intérêt croissant» de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

Elle consistera essentiellement en une meilleure coordination, cette fois au niveau de l'Otan, d'opérations déjà existantes, comme l'exercice Arctic Endurance, déjà mis en oeuvre par le Danemark ou celui prévu par la Norvège, baptisé Cold response. D'autres opérations notamment navales ou terrestres, y compris sur le sol groenlandais, pourront également avoir lieu, mais rien n'a encore été décidé, ont expliqué des diplomates à l'Otan.

Cette nouvelle «activité» de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland. Il a depuis renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan. Les menaces du président américain concernant le Groenland avaient provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, née en 1949.

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