«Si quelqu’un est assez stupide pour attaquer, nous combattrons»
L’Otan hausse le ton face aux provocations russes

Face aux provocations russes et aux incursions de drones, le plus haut responsable militaire de l’Otan dévoile sa stratégie en cas d’attaque. Il assure que l’Alliance est prête à riposter, sans chercher l’escalade.
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Le commandant militaire de l’Otan, Alexus Grynkewich, a présenté lundi en Pologne sa «théorie de la victoire».
Photo: Getty Images

En bref

  • Le général de l’Otan Alexus Grynkewich a mis en garde la Russie à Varsovie
  • Sa «théorie de la victoire» vise à protéger le territoire de l’Otan en cas d’attaque
  • Les incidents impliquant des drones se multiplient, mais le général estime qu’une guerre n’est pas imminente
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Blick Newsdesk

«En cas d’attaque, nous sommes prêts à combattre dès cette nuit. Mais nous serons encore mieux préparés demain, et davantage encore chaque jour qui suivra.» Lundi, à Varsovie, le ton était ferme. Lors d’un forum sur la sécurité auquel participe notamment Volodymyr Zelensky, le plus haut responsable militaire de l’Otan, le général américain Alexus Grynkewich, a adressé un avertissement à la Russie sans la nommer directement.

Le général a présenté sa «théorie de la victoire», destinée à repousser toute attaque contre le territoire de l’Alliance. «Personne ne devrait confondre notre posture défensive avec de la faiblesse», a-t-il déclaré.

Les forces terrestres, aériennes et navales, ainsi que les capacités cybernétiques, seraient mobilisées pour «bloquer, affaiblir et briser» l’adversaire. Alexus Grynkewich l’a assuré: toute tentative d’avancée sur le territoire de l’Otan serait vouée à l’échec. «Si quelqu’un est assez stupide pour nous attaquer, nous combattrons.»

L’objectif: défendre, pas attaquer

En cas d’attaque, la réponse commencerait au sol afin de stopper l’avancée ennemie. D’autres moyens seraient ensuite déployés, notamment des drones et l’intelligence artificielle, pour neutraliser la structure de commandement russe. En dernier recours, les forces de l’Otan pourraient détruire les capacités militaires russes à l’aide de moyens plus conventionnels, comme des avions de combat et des missiles. «Nous ne voulons pas infliger une défaite stratégique à notre adversaire, et nous n’avons pas besoin de le faire. Nous voulons simplement stopper toute attaque», a poursuivi le général américain.

Cette présentation intervient alors que les incursions de drones russes sur le territoire de pays membres de l’Otan se sont multipliées en 2026. Moscou est accusé de tester les réactions de l’Alliance à travers ces provocations. L’Allemagne tient notamment la Russie pour responsable de l’incident survenu le 4 août 2026, impliquant trois drones armés à l’aéroport de Leipzig.

Malgré la fermeté de son discours, Alexus Grynkewich a tenu à préciser que sa présentation ne signifiait pas qu’une guerre était imminente. «Je ne pense pas qu’un conflit soit imminent ou inévitable», a-t-il conclu.

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