Chute libre en Bourse
Avec ce rachat, easyJet pourrait disparaître: vos vacances sont-elles menacées?

Cible d’un fonds américain, easyJet pourrait changer de mains. Pour les passagers suisses, des effets pourraient se faire ressentir, au niveau du réseau, des tarifs et de l’offre depuis Genève ou Bâle.
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Après la chute d'easyJet en Bourse, un fonds d'investissement américain a la compagnie aérienne dans le viseur.
Photo: Sven Thomann
Léa Perrin - Journaliste Blick
Léa PerrinJournaliste Blick

A l'aube des vacances d'été, easyJet est sous pression. La compagnie aérienne low cost, qui dessert plus de 90 destinations directes depuis Genève, est devenue la cible d'un investisseur américain spécialisé dans l'aviation.

Après avoir balayé plusieurs offres de rachat, la compagnie orange, présente dans trois aéroports suisses majeurs, a laissé la porte ouverte à Castlelake, qui pourrait revenir avec une nouvelle offre ce dimanche 5 juillet à 17h. Mais quel impact ce potentiel rachat pourrait-il concrètement avoir sur les voyageurs suisses, et sur vos vacances d'été?

Plongeon en Bourse

Le cours de l'action easyJet a fortement chuté en Bourse. Avec le conflit au Moyen-Orient, qui a considérablement pesé sur la demande et les coûts du carburant, la compagnie aérienne a été durement pénalisée. Au premier semestre 2026, le groupe a annoncé une perte avant impôts de 552 millions de livres, soit une perte plus lourde que celle de 2025. Même l'après-Covid-19 n'a pas été aussi rude, puisque l'action de la compagnie valait un tiers de plus qu'aujourd'hui.

Pourtant, l'entreprise, qui exploite plus de 350 avions sur plus de 1200 lignes dans 37 pays, est un poids lourd du low cost européen, avec des actifs solides. Mais avec un cours en Bourse fragilisé, des actifs attractifs et un fort potentiel de rebond, elle est dans la ligne de mire du fonds d'investissement Castlelake.

Si easyJet résiste, elle a tout de même accepté d’accorder un nouveau délai aux investisseurs américains afin qu’ils puissent revenir avec une offre solide. Celle-ci devra être plus avantageuse que la dernière proposition à 6,50 livres sterling, soit presque 7 francs suisses.

Prix, réseau, horaires...

Dans le cas où l'offre serait acceptée, easyJet continuerait à opérer normalement à court terme. Mais des changements pourraient apparaître à moyen terme et avoir un impact sur les voyageurs suisses, notamment depuis Genève et Bâle. En passant entre les mains d'un investisseur étranger, easyJet pourrait voir son réseau de lignes, ses horaires, ses prix ou encore son service évoluer.

Un enjeu de taille pour les passagers hélvètes, alors qu'easyJet représentait 46% du trafic à l'aéroport de Genève-Cointrin en 2025 et proposait 77 destinations depuis Bâle-Mulhouse, selon les chiffres d'Aviation Direct. Certaines lignes moins performantes pourraient alors être réduites, pour privilégier des routes plus rentables.

Dans le pire des cas, le nouvel acquéreur pourrait même envisager un démantèlement de la compagnie, riche de nombreux avions et de pièces détachées estimés à 5 milliards de livres (environ 5,3 milliards de francs). Dans ce scénario, easyJet pourrait tout bonnement disparaître.

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