Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il n'est jamais apparu en public depuis et son état de santé reste flou.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 968 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de 13 soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait des dizaines de morts.
Le conflit touche aussi l'Europe: un militaire français a été tué en Irak, tandis qu'un missile a été lancé en Turquie.
Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre au Liban, bastion du Hezbollah. Le centre de Beyrouth a été frappé.
De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés. De son côté, Donald Trump peine à convaincre ses alliés de l'aider à sécuriser cette voie maritime d'importance mondiale.
Des discussions secrètes ont évité l’escalade avec l’Iran
En coulisses, à Washington, les tractations s’intensifient. On négocie, on discute âprement, et surtout, on évoque déjà une possible fin du conflit. De nouveaux éléments sur la pause des frappes annoncée par Donald Trump lèvent le voile sur un point clé: ces échanges se sont déroulés dans le plus grand secret.
Car contrairement à ce que l’on pourrait croire, Washington et Téhéran n’ont pas négocié directement. Côté américain, les discussions ont été menées par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. En face, en revanche, les interlocuteurs restent inconnus.
Très vite, une piste se dessine: celle de médiations multiples. Selon «Axios», des pays comme l’Égypte et le Qatar auraient joué les intermédiaires. Doha assure vouloir une solution diplomatique, tout en niant toute participation directe aux négociations – un positionnement d’autant plus délicat que le pays a lui-même été visé par des attaques iraniennes.
D’autres canaux ont également été activés. Le «Telegraph» affirme ainsi que, le week-end dernier, l’Égypte, le Pakistan et la Turquie ont servi de relais pour transmettre des messages entre Washington et Téhéran. Oman aurait lui aussi été prêt à jouer ce rôle discret mais crucial.
Reste une grande inconnue: qui parlait réellement au nom de l’Iran? Le «Telegraph» avance le nom de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien. Mais l’intéressé a formellement démenti toute implication.
Malgré ces zones d’ombre, certains points d’accord auraient déjà émergé. Selon plusieurs sources, pas moins de 15 éléments feraient consensus entre les deux camps. Parmi eux, une ligne rouge claire: l’Iran ne doit en aucun cas posséder l’arme nucléaire.
Enfin, signe que les lignes bougent rapidement, le Pakistan s’est dit prêt, mardi, à accueillir d’éventuelles discussions. Une offre qui pourrait accélérer encore le processus — à condition que les bombardements cessent réellement sur le terrain.
Un ancien des Gardiens de la Révolution nommé chef de la plus haute instance de sécurité
L'Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Revolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, a rapporté mardi la télévision d'Etat.
Ali Larijani, pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité jusqu'à sa mort la semaine dernière lors de frappes israeliennes à Teheran.
Mohammad Bagher Zolghadr, qui a également occupé des postes de haut rang aux ministères de l'Intérieur et de la Justice, est un ancien commandant adjoint des Gardiens de la Revolution, l'armée idéologique iranienne dont l'objectif déclaré est de protéger la Révolution islamique contre les menaces internes et externes. Il a occupé ce poste pendant huit ans, après avoir servi pendant la guerre contre l'Irak de Saddam Hussein (1980-1988). Il a aussi dirigé pendant huit ans l'état-major interarmées des Gardiens.
Rubio va se rendre à une réunion du G7 en France vendredi
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio rencontrera vendredi en France ses homologues du G7 pour discuter de la guerre en Iran, a annoncé le departement d'Etat. Il s'agira de son premier déplacement à l'étranger depuis que les Etats-Unis et Israel ont attaqué l'Iran le 28 février.
Rubio y abordera notamment «la situation au Moyen-Orient», a déclaré mardi le porte-parole du departement d'Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué. Ce déplacement intervient après que le président Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis étaient en pourparlers avec l'Iran, une affirmation démentie par Teheran, et qu'il a suspendu pour cinq jours sa menace de détruire le réseau électrique du pays.
Le Liban décide d'expulser l'ambassadeur d'Iran et lui donne jusqu'à dimanche pour partir
Le Liban a retiré l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran, récemment nommé à Beyrouth, et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé mardi le ministère libanais des Affaires étrangères.
Cette mesure intervient après que Beyrouth a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban et annoncé interdire leurs actions sur le territoire libanais.
Le ministère a précisé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien et l'avoir informé de la décision des autorités de «considérer persona non grata» l'ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani, nommé en février à ce poste.
Source: AFP
Israël dit qu'il compte s'emparer d'une zone de «sécurité» jusqu'au Litani
L'armée israélienne va s'emparer d'une zone dans le sud de Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.
Les forces israéliennes «manoeuvrent à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée», a déclaré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau. «Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au (mouvement islamiste) Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et (l'armée) contrôlera les autres ponts et l'espace de sécurité jusqu'au Litani», a-t-il ajouté.
«Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée», a encore dit M. Katz.
Source: AFP
L'Iran menace Israël de «lourdes» frappes en soutien aux Libanais et Palestiniens
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé mardi que de «lourdes» frappes de missiles et de drones cibleraient Israël si ce dernier poursuivait ses «crimes contre les civils du Liban et de Palestine», au 25e jour de guerre au Moyen-Orient.
«Nous avertissons l'armée criminelle du régime (israélien, NDLR) que si les crimes contre les civils du Liban et de Palestine persistent», les forces israéliennes «seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones», ont indiqué dans un communiqué les Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique, au moment où Israël multiplie notamment les frappes au Liban contre le Hezbollah, groupe armé allié à Téhéran.
Source: AFP
«Une question de temps»: l’Arabie saoudite au bord d’une entrée en guerre?
L’Arabie saoudite est-elle sur le point d’entrer en guerre? Selon un article du «Wall Street Journal», ce ne serait «qu’une question de temps» avant que le royaume ne s’implique directement dans le conflit. Le journal s’appuie sur une source proche du dossier.
A l’origine de cette montée de tension: les attaques répétées de l’Iran contre les infrastructures énergétiques saoudiennes. Face à cette pression, Riyad hausse le ton.
Le ministre des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan, a ainsi averti que la patience de son pays «n’est pas illimitée». Et d’ajouter: penser que les Etats du Golfe resteront sans réaction serait «une erreur».
Dans ce contexte, un tournant discret mais stratégique s’opère. Toujours selon le «Wall Street Journal», l’Arabie saoudite a récemment donné son feu vert à l’utilisation par les forces américaines de la base aérienne du roi Fahd, située à l’ouest de la péninsule Arabique. Une décision qui marque une rupture.
Car au début du conflit, le royaume avait clairement affiché sa volonté de rester à l’écart, refusant que ses installations et son espace aérien servent à des attaques contre l’Iran. Mais cette ligne n’a pas tenu. D’après le journal, tout a basculé lorsque Téhéran a commencé à viser des sites énergétiques clés du pays, ainsi que la capitale Riyad.
Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit
Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de lundi à mardi, a rapporté mardi l'agence de presse officielle libanaise NNA.
La banlieue sud de la capitale libanaise, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, avait été visée dès lundi soir par une frappe israélienne.
Source: AFP
Donald Trump jette la responsabilité de la guerre sur Pete Hegseth
Les prises de parole de Donald Trump suivent un schéma bien connu. Le président américain multiplie les digressions, saute d’un sujet à l’autre et ponctue ses interventions de plaisanteries.
Ce style s’est une nouvelle fois illustré lundi lors d’un événement à Memphis, dans le Tennessee. Sous le slogan «Rendre l’Amérique à nouveau sûre», le président républicain est revenu, entre anecdotes et justifications, sur les circonstances de l’attaque contre l’Iran.
«Et puis, malheureusement, j’ai réuni Pete et le général Caine et je leur ai dit: "Parlons-en. Nous avons un problème au Moyen-Orient"», a raconté le président. L'Iran, a-t-il poursuivi, était un «fournisseur de terrorisme», avec en toile de fond une menace nucléaire. D’où l’idée d’entreprendre un «petit voyage» pour y faire face.
Puis Trump se tourne vers son Secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, hors champ mais manifestement assis à ses côtés. «Pete, je crois que vous avez été le premier à prendre la parole», lance-t-il. «Vous avez dit: "Allons-y!"» Le républicain n'a pas réagi.
Ces déclarations interviennent peu après que le président américain a annoncé une trêve surprise, démentie par l'Iran. L'épisode illustre un réflexe bien ancré chez Donald Trump: en cas de succès, le mérite lui revient. Mais si la situation tourne mal, il se rappellera très précisément de celui qui a, le premier, dit «Allons-y!».
L'Iran annonce une «nouvelle vague de missiles» vers Israël
L'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël mardi matin, a annoncé la télévision d'Etat.
«L'Iran tire une nouvelle salve de missiles sur les territoires occupés», a écrit sur Telegram la chaîne publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (Irib).
Source: AFP
Quinze ex-paramilitaires dont un haut commandant tués dans une frappe en Irak
Une «frappe américaine» dans l'ouest de l'Irak a tué mardi avant l'aube quinze combattants du Hachd al-Chaabi, dont un haut commandant de cette alliance d'anciens paramilitaires qui englobe aussi des formations pro-iraniennes, a indiqué une source de cette formation à l'AFP.
Cette frappe contre le quartier général du commandement du Hachd pour la province d'Al-Anbar a également fait 13 blessés, selon la même source, qui a indiqué que plusieurs personnes étaient «encore piégées sous les décombres».
Source: AFP