Au moins cinq personnes ont été tuées selon les autorités syriennes lors de l'explosion d'une bombe dans un café du centre de Damas. De tels attentats sont rares depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste.
La déflagration, survenue dans un café situé près du Palais de justice, «a été provoquée par un engin explosif qui avait été placé sur les lieux», a annoncé la télévision officielle. Le ministère de la Santé a fait état de cinq morts et 16 blessés.
Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger vers le secteur, sirènes hurlantes, au milieu de scènes de panique dans ce quartier très animé. Les forces syriennes ont établi un cordon de sécurité autour du lieu de l'explosion.
Des témoins sur place
«J'ai entendu une forte détonation vers 15h00 (14h00 en Suisse) et la devanture de mon magasin a tremblé. Les gens se sont précipités vers le café et ont commencé à appeler les secours», raconte à l'AFP Nawar Khayyat, 40 ans, propriétaire d'une boutique de batteries pour panneaux solaires situé en face du Palais de justice.
Autre témoin de la scène, Mohammad al-Dahabi, qui possède un magasin d'optique proche du café, en tremble encore.
«J'ai couru vers les lieux et j'ai vu des personnes étendues sur le sol, et du sang partout autour d'eux», dit-il, affirmant que la scène lui avait rappelé «les explosions qu'a connues Damas» pendant la guerre civile.
Coalition islamiste
Une coalition islamiste a renversé en décembre 2024 le président Bachar al-Assad, mettant fin à plus de 13 ans de conflit.
L'attentat de jeudi est le plus sanglant depuis une attaque-suicide contre une église à Damas en juin 2025, qui avait fait 25 morts. Elle avait été revendiquée par un groupe fondamentaliste sunnite, tandis que les autorités en ont imputé la responsabilité au groupe Etat islamique (EI).
Depuis l'arrivée au pouvoir d'Ahmad al-Chareh, la capitale a été le théâtre de quelques autres incidents. Le 19 mai, un soldat avait été tué dans l'explosion d'une voiture piégée près de la Vieille ville.