«Ces articles sont faux!»
Les USA pousseraient Cuba à destituer le président, Rubio dément

Marco Rubio conteste toute pression des Etats-Unis sur Cuba pour faire destituer le président. Le chef de la diplomatie américaine a ainsi démenti des informations du «New York Times».
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Marco Rubio conteste toute pression des Etats-Unis sur Cuba pour faire destituer le président.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti mardi un article du «New York Times» selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel. Dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi sur X, Marco Rubio a jugé l'article «faux», comme «beaucoup (d'autres) dans les médias» qui s'appuient selon lui sur des «charlatans et des menteurs se prétendant bien informés».

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Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l'administration Trump avaient demandé à Cuba d'évincer le chef de l'Etat, perçu comme réfractaire au changement, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. Marco Rubio n'a pas précisé s'il contestait l'article dans son intégralité ou seulement certaines parties.

Selon le «New York Times», des responsables américains considèrent Miguel Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les Etats-Unis ne sont pas allés jusqu'à émettre un ultimatum pour exiger son départ. Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d'investir sur l'île et d'y détenir des entreprises privées étaient loin d'être «suffisantes».

Trump toujours plus menaçant

«Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d'y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical», a déclaré à la Maison Blanche Marco Rubio, qui est lui-même d'origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.

«Ils parlent avec Marco, et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba», a affirmé pour sa part le président Donald Trump. Lundi, il avait dit «croire» qu'il «aura l'honneur de prendre Cuba», sans préciser exactement ce qu'il entendait par ce verbe. Donald Trump avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les Etats-Unis.

Cuba admet être en pourparlers

Depuis mi-janvier, le président républicain assure que des pourparlers sont en cours avec Cuba. L'île a fini par le reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.

Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s'aggraver depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l'île des Caraïbes. 

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