La Colombie a poursuivi dimanche le déblaiement des décombres, près d'une semaine après le puissant séisme qui a dévasté une partie du pays, malgré les faibles chances de retrouver des survivants. Dans un spectacle de désolation, les pelleteuses sont entrées en action.
Le séisme de magnitude 7,4, survenu tôt le 10 août sur la côte Pacifique, a détruit des milliers de bâtiments et tué près de 300 personnes. Au moins 140 sont toujours portées disparues.
Des milliards de dégâts
Ce séisme constitue la première grande épreuve pour le gouvernement du président conservateur Abelardo de la Espriella, qui a dû faire face à cette situation d'urgence à peine trois jours après son entrée en fonction. Samedi, il a demandé à son allié américain, le président des Etats-Unis d'Amérique Donald Trump, une suspension temporaire des droits de douane afin d'aider son pays.
L'ouest de la Colombie et la région productrice de café ont été les plus durement touchés. Près de 27'000 logements ont été détruits, selon l'organisme chargé de la gestion des catastrophes.
Les chances de survie diminuent drastiquement après 72 heures. Mais les secouristes volontaires refusent de baisser les bras. «Même si on nous a dit que plusieurs jours se sont écoulés, nous continuons à chercher des vies, car nous voulons garder espoir», a déclaré à l'AFP le professeur Juan Carlos Tabares, 58 ans, qui dirige l'équipe de secours «Valencia» («Courage») avec plusieurs volontaires. Le maire de Cali, Alejandro Eder, a estimé que la reconstruction de la troisième plus grande ville de Colombie coûtera au moins 3,2 milliards de dollars.
La Colombie a reçu des millions de dollars d'aide de pays comme les Etats-Unis et d'organisations comme la Banque mondiale. Dans les villes les plus touchées par le séisme, de nombreux bâtiments ont été marqués d'une croix rouge pour signaler le risque d'effondrement et interdire l'accès aux piétons.