Au moins 90 mineurs sont morts et plusieurs dizaines d'autres restent piégés sous terre après une explosion de gaz dans une mine de charbon du nord-est de la Chine, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
Au total, 247 mineurs se trouvaient sous terre dans la mine de Liushenyu lorsque l'accident s'est produit vendredi soir (heure chinoise), a détaillé l'agence Chine nouvelle. A 6H00 locales samedi (22H00 GMT vendredi), 201 personnes, dont huit morts, avaient été ramenées à la surface et 38 travailleurs restaient coincés sous terre tandis que les opérations de sauvetage se poursuivent, selon le dernier bilan de cette même source, citant les autorités locales chargées de la gestion des urgences.
Le président chinois Xi Jinping a exhorté à mobiliser «tous les moyens» pour soigner les blessés et a appelé à des investigations approfondies sur l'incident, a rapporté l'agence Chine nouvelle. Xi Jinping a souligné que «toutes les régions et départements doivent tirer les leçons de cet accident, rester constamment vigilantes en matière de sécurité au travail (...) et prévenir et endiguer résolument la survenue d'accidents majeurs et catastrophiques», a ajouté l'agence officielle, précisant que les opérations de secours se poursuivaient.
Le charbon comme une solution
Quelques heures plus tôt, Chine nouvelle avait rapporté que des personnes piégées sous terre se trouvaient dans un «état critique» et précisé plus tôt que les niveaux de monoxyde de carbone, un gaz toxique et inodore, avaient dépassé un seuil limite dans la mine vendredi. Cette mine de charbon se trouve à 500 kilomètres au sud-ouest de Pékin, dans la province du Shanxi, haut lieu de l'exploitation charbonnière en Chine.
La puissance asiatique est la première émettrice mondiale de CO2 ainsi que la plus grosse consommatrice de charbon, ressource qu'elle considère comme une solution fiable face à l'approvisionnement intermittent des énergies renouvelables. La sécurité dans les mines chinoises s'est améliorée au cours des dernières décennies, mais les accidents restent fréquents dans un secteur où les protocoles de sécurité sont souvent laxistes.