Enquête explosive en Hongrie
Un proche de Viktor Orban détient illégalement 17 zèbres

La Hongrie enquête sur 17 zèbres détenus illégalement par Lorinc Meszaros, proche de Viktor Orban. L'affaire relance les accusations de corruption visant l'ancien Premier ministre. Un zèbre a été retrouvé mort après s'être échappé.
La Hongrie enquête sur 17 zèbres détenus illégalement par Lorinc Meszaros, proche de Viktor Orban.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Le ministre hongrois de l'Environnement a annoncé vendredi le lancement d'une «enquête approfondie» sur le sort d'un troupeau de zèbres devenu un symbole des accusations de corruption et dérives portées contre le régime de l'ex-dirigeant nationaliste Viktor Orban.

Les références à ces animaux exotiques étaient devenues un leitmotiv de manifestants déguisés en zèbre contre l'ex-gouvernement Orban, après qu'ils avaient été filmés fin 2024 en train d'errer dans les champs voisins d'un somptueux manoir, qui appartient officiellement au père octogénaire de l'ancien Premier ministre.

Les terres et le troupeau de zèbres sont la propriété de Lorinc Meszaros, l'un des hommes les plus riches de Hongrie, considéré comme le prête-nom de Viktor Orban. La façon dont les zèbres ont été retenus relève d'un «élevage irresponsable», a déclaré sur Facebook le ministre de l'Environnement Gajdos Laszlo, ancien gardien de zoo.

Selon lui, 17 zèbres sont en captivité depuis deux ans sur le terrain de Lorinc Meszaros, situé près de Bicske, à 35 kilomètres à l'ouest de Budapest, dont certains sans aucun permis. «La grande majorité d'entre eux ne présentent aucune preuve d'origine. La plupart des documents ont été établis a posteriori», a précisé le ministre.

«Nous ne laisserons pas passer ça!»

Trois de ces animaux s'étaient échappés en janvier dernier «en raison d'une clôture inadéquate» et l'un d'entre eux a été retrouvé «mort de froid», a ajouté Gajdos Laszlo. «Nous ne laisserons pas passer ça!», a-t-il promis.

L'an dernier, l'association de chasse Val-volgye de Lorinc Meszaros, qui gère ces terrains, avait affirmé accueillir les zèbres dans le respect des lois en vigueur et détenir les permis nécessaires. Elle avait aussi assuré que tous les animaux exotiques présents sur sa propriété avaient été sauvés de mauvais traitements.

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