Le 16 octobre 2023, Abdesalem Lassoued abattait deux touristes suédois à l’arme à feu à Bruxelles. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l'homme revendiquait l'attaque et se disait inspiré par l’État islamique. Selon les informations du média belge «La Libre», qui a relayé l'information, le terroriste était déjà fiché et n’a pas pu être stoppé à temps, la faute à des défaillances au sein des services de sécurité. Plus précisément: une faute d'orthographe dans les fichiers de la police!
Une faute d'orthographe dans le nom du terroriste
Le Comité permanent de contrôle des services de police, aussi appelé Comité P, a publié un rapport pour le moins acerbe ce jeudi. Remis à la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, cette analyse retrace les faits qui ont mené à l’attaque terroriste du 16 octobre dernier.
Le rapport met en évidence les différents dysfonctionnements dans le suivi d'Abdesalem Lassoued. L’organe de contrôle externe des policiers montre notamment qu’une coquille s’était glissée dans la fiche du terroriste. Parce que son nom avait été mal orthographié, la police aurait cru qu’il y avait deux Abdesalem Lassoued. Ce n'est qu'après l'attaque contre les touristes suédois que les policiers auraient constaté qu’il s’agissait de la même personne!
Le rapport pointe aussi un manque de communication entre les différents départements de la police belge. La découverte de cette erreur grotesque avait par ailleurs poussé le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, à prendre la porte.