Rencontre à Paris
Martin Pfister et Catherine Vautrin parlent de la défense de l'Europe

Le conseiller fédéral Martin Pfister était à Paris mercredi pour discuter avec la ministre de la Défense Catherine Vautrin. La Suisse explore l'achat d'un système de défense sol-air face à des retards et une dépendance au fournisseur américain.
La ministre de la Défense Catherine Vautrin a reçu le Zougois, mercredi à Paris.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Le conseiller fédéral Martin Pfister a rencontré mercredi à Paris la ministre française de la Défense Catherine Vautrin. La décision de Berne de mener des négociations en vue de l’acquisition d’un deuxième système de défense sol-air avec des fabricants français a été abordée.

Dans un contexte sécuritaire en dégradation et dans un environnement stratégique en pleine évolution, la Suisse a un intérêt à coopérer au mieux avec ses voisins, a écrit le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

«La France et les autres pays européens attendent une contribution de la Suisse à la sécurité de l'Europe», a dit Martin Pfister lors d'un point de presse à l'ambassade de Suisse à Paris. Cela implique de prendre les mesures nécessaires au niveau du matériel de guerre.

Capacités de défense

«La Suisse doit être capable de se défendre par ses propres moyens dans toute la mesure du possible. C'est sa première contribution à la sécurité en Europe. Et la Suisse doit aussi pouvoir se défendre avec ses voisins, si nécessaire».

La semaine dernière, le Conseil fédéral a annoncé que les négociations en vue de l'achat d'un deuxième système de défense sol-air ont débuté avec la France, Israël et la Corée du Sud. En parallèle, les paiements destinés à l'achat du Patriot ont repris afin de ne pas compromettre l'achat du F-35.

L'achat d'un deuxième système est nécessaire en raison du retard de livraison de plusieurs années du système américain. Il doit également réduire la dépendance vis-à-vis d'un seul fournisseur. Le futur fabricant devra produire les missiles balistiques et les systèmes de conduite en Suisse ou en Europe.

«La Suisse entend privilégier dans la mesure du possible des fournisseurs européens», a précisé le chef du DDPS. «Le critère géographique n'est toutefois pas le seul pris en compte. Le prix, les délais de livraison et la valeur ajoutée pour la Suisse sont également déterminants. C'est pourquoi nous négocions également avec des fournisseurs non européens».

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