Peser ses fruits et légumes pourrait bientôt devenir beaucoup plus simple. Aujourd’hui, dans de nombreux magasins, il faut encore chercher le bon numéro sur la balance ou parcourir une longue liste à la caisse automatique pour trouver le prix d’une banane ou d’une tomate.
Mais cette étape pourrait bientôt être de l'histoire ancienne.
Le discounter Lidl introduira dès avril de nouvelles balances équipées d’intelligence artificielle dans ses magasins suisses. Le principe est simple: il suffit de poser le produit sur la balance et l’étiquette s’imprime automatiquement. Selon le «Tagesanzeiger«, ce système permettrait d’accélérer le processus de scan de près de 50%. A terme, les 195 filiales du pays doivent être équipées.
Jusqu’ici, les clients de Lidl n’avaient pas besoin de peser eux-mêmes leurs produits frais. Cette tâche était effectuée à la caisse par le personnel. Une balance intégrée déterminait le poids après que le client avait sélectionné le produit.
Nouvelles balances à cause du selfscanning
Mais l’enseigne va introduire le self-scanning fin avril. Les clients pourront alors scanner les articles directement avec leur téléphone dans le magasin, puis payer à la sortie aux caisses automatiques. Dans ce contexte, des balances en libre-service deviennent indispensables.
Migros et Coop ne disposent pas encore de balances comparables. Mais comme les deux détaillants ont un assortiment de produits frais nettement plus important, la reconnaissance automatique pourrait s’avérer plus complexe. Le système ne reconnaît pas si un fruit est bio ou non. Le concurrent Aldi examine actuellement cette technologie, poursuit l'article.
Dès l'été, toutes les caisses self-checkout de Lidl devraient également être équipées de la nouvelle balance IA. «Nous sommes en train de nous mettre à jour avec des caméras IA et d'autres techniques pour les self-check-outs», avait déclaré Nicholas Pennanen, chef de Lidl Suisse, à Blick à la fin de l'année 2025.
Crainte de la surveillance
L’arrivée de l’intelligence artificielle dans le commerce de détail suscite toutefois des inquiétudes, notamment en matière de surveillance. Lidl en est parfaitement conscient. La caméra sera placée à hauteur de tête, explique le «Tagesanzeiger». Le client voit à chaque fois sur un écran quelle partie exacte est filmée. La protection des données est ainsi respectée.
Coop mise également sur l'IA pour ses caisses self-checkout. La technique peut aussi prendre les voleurs en flagrant délit: si un produit n'est pas passé au scanner et se retrouve directement dans le sac, l'IA le reconnaît.
Mais la technologie n’est pas infaillible. Elle ne reconnaît pas toujours les échantillons gratuits. L’été dernier, plusieurs clients s’en sont plaints après avoir été soupçonnés à tort de vol. Une lectrice s’était ainsi agacée: «Ils distribuent des échantillons gratuits et à la fin on me fait passer pour une voleuse. »
Reste à voir si, cette fois, l’intelligence artificielle saura faire la différence entre un produit payant et un simple échantillon.