Un Vaudois s'en était violemment pris à un passager d'un train qui ne lui avait pas fait une place. Il a été condamné à 21 mois de prison avec sursis pour lésions corporelles simples et tentative de lésions corporelles graves.
L'agression s'est déroulée en mai 2019 dans un train que le Vaudois avait emprunté avec son fils pour aller à un match de foot. Tout de go, l'homme s'était assis sur le sac qu'un autre passager avait déposé sur le siège vacant à côté de lui. Le détenteur du sac avait alors protesté, relevant qu'il n'avait qu'à demander avant de s'asseoir.
Le Vaudois a alors rétorqué à son interlocuteur qu'il refusait de s'excuser et que «son sac de merde doit être par terre». Les injures ont dès lors fusé des deux côtés, avant que le Vaudois ne saisisse son interlocuteur à la gorge. Tant le fils de l'agresseur qu'une passagère du train sont intervenus pour calmer la situation.
Pour échapper à son agresseur, le passager pris à partie avait alors changé de wagon. Toutefois, les deux protagonistes se sont retrouvés nez à nez un peu plus tard, à l'approche du prochain arrêt, devant la porte du train. Les injures ont repris de plus belle. Le passager au sac, se sentant menacé par les bordées d'injures, a sorti un spray au poivre et l'a utilisé contre son agresseur.
Il a frappé un homme à terre
Cela n'a pas arrêté son agresseur, au contraire. Celui-ci est passé des mots aux maux: il a jeté à terre sa victime sous les yeux des autres passagers. Le passager s'est relevé et a tenté de se défendre, en vain. L'agresseur et son fils l'ont copieusement rossé, lui assénant des coups de pieds, notamment à la tête, alors qu'il était à nouveau à terre.
L'arrivée du train en gare a mis un terme à la bagarre. La victime s'est ensuite rendue aux urgences, où ont été constatées plusieurs lésions. Si l'arrêt ne précise pas davantage les blessures dont il a souffert, il relève que la victime a été mise en incapacité de travail pendant une semaine.
Ce n'est pas la première fois que l'homme agressait ainsi gratuitement un inconnu. Il s'en était ainsi pris à un client du commerce où il travaillait dans la région de la Côte. Ce dernier trouvait les prix trop chers et refusait de payer. Le caissier a appelé son chef, qui n'était autre que le tabasseur du train. Une bagarre n'a pas tardé à éclater: le client a ainsi reçu trois coups de poing avant que les employés ne les séparent.
Le Tribunal fédéral suit sur toute la ligne les juges cantonaux, qui avaient relevé que l'homme s'en était pris à de parfaits inconnus pour des motifs futiles en l'espace de quelques mois.
Dans le cas du train, c'est lui-même qui avait provoqué la dispute et l'avait ensuite alimentée alors que son interlocuteur s'était déplacé, avant de s'acharner sur lui. Il n'avait eu aucune empathie pour sa victime : au contraire, il s'était victimisé, se plaignant des effets du spray au poivre.