TGV détourné en France
Les clients des CFF ont dormi à l'hôtel, ceux de la SNCF… dans le train

Les passagers d'un TGV Paris-Genève détourné vers Lyon n'ont pas tous eu droit à la même nuit. Les clients passés par les CFF pour acheter leur billet ont pu dormir à l'hôtel, mais pas ceux passés par la SNCF. Un traitement inégal surprenant.
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Mardi 19 mai, le dernier TGV Lyria devant relier Paris à Genève a dû être détourné vers Lyon en raison d'une chute de pierres.
Photo: Sven Thomann
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Leo VonlanthenJournaliste Blick

Une inégalité de traitement qui interroge. Mardi 19 mai, le dernier TGV de la journée devant relier Paris à Genève a été détourné vers Lyon en raison d'une chute de pierres sur le tracé. Mais, comme le rapporte 20 minutes, les passagers impactés n'ont pas tous été logés à la même enseigne: les clients qui avaient acquis leur billet via les CFF se sont vu offrir une nuit à l'hôtel, tandis que ceux de la SCNF n'ont eu droit à rien, si ce n'est… à la banquette du train.

Un épisode d'autant plus surprenant que les prix proposés sur les deux plateformes étaient parfaitement similaires, comme l'ont confirmé les deux compagnies de chemins de fer. Seulement, les CFF ont octroyé un crédit de 200 francs pour une nuit d'hôtel à leurs clients, les invitant à rejoindre Genève dès le lendemain matin avec le TER de 6h38, tandis que la SNCF s'est contentée de laisser aux passagers la possibilité de dormir dans le train.

La SNCF réfute toute inégalité de traitement

Un couple de témoins passés par la compagnie française a expliqué à 20 minutes avoir négocié en vain auprès du contrôleur afin d'obtenir le même dédommagement que les clients CFF. Ils se sont finalement résolus à dormir dans le wagon, le prix de la nuit d'hôtel atteignant 350 euros par personne.

Contactés, la SNCF et les CFF ont assuré que les services liés aux TGV étaient harmonisés, indépendamment de la plateforme d'achat. Côté français, la responsable presse de la SNCF, Charlotte Caillaux, a toutefois évoqué la saturation hôtelière dans la région, refutant toute inégalité de traitement. Quant aux CFF, ils ont rappelé, par la voix de leur porte-parole Frédéric Revaz, qu'un devoir d'assistance leur incombait en cas de perturbations importante.

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