«Un échec complet des CFF!»
Cette élue s'est retrouvée au coeur du chaos ferroviaire de la Pentecôte

De nombreux trains étaient surchargés durant la Pentecôte, au point que certains passagers ont été contraints de sortir des wagons. L'élue centriste Elisabeth Schneider-Schneiter a vécu ces perturbations de l'intérieur. Ses critiques contre les CFF sont vives.
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Les CFF étaient mal préparés à l'afflux de voyageurs pendant la Pentecôte. (Image symbolique)
Photo: Keystone
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Tobias Bruggmann et Simone Steiner

Bousculades, passagers entassés et sueurs froides: de nombreux trains sont arrivés à saturation en marge du week-end de la Pentecôte. Avec une affluence telle que certains convois ont temporairement dû rester à quai. Comme le rapportait Blick, une contrôleuse CFF s'est même résolue à demander à des passagers de descendre d'un train ralliant Zurich à Lausanne. De quoi susciter colère et frustration chez de nombreux voyageurs. 

La conseillère nationale centriste Elisabeth Schneider-Schneiter a vécu ces turbulences de l'intérieur d'un autre train. Le vendredi précédant la Pentecôte, elle faisait route vers l'Italie. «A Bâle déjà, on nous a annoncé que le train manquait de wagons, car ils n'étaient pas repartis de l'Italie la veille», raconte-t-elle à Blick. Conséquence: même des voyageurs munis d'une réservation n'ont pas trouvé de place assise.

«Le train n'a cessé de s'arrêter», raconte l'élue de Bâle-Campagne. Le retard accumulé a rapidement approché les deux heures. «Arrivés à Brigue, on a même demandé à des passagers ayant réservé leur siège de quitter le convoi.» Elisabeth Shneider-Schneiter a pour sa part réussi à atteindre l'Italie – en retard, certes, mais à bon port.

«Rien à voir avec l'immigration»

La conseillère nationale a partagé sa mésaventure sur le réseau social X, déclenchant une avalanche de réactions. De nombreux internautes ont rapidement pointé du doigt l'immigration pour expliquer cette surpopulation ferroviaire.

Une aberration pour Elisabeth Schneider-Schneiter, par ailleurs opposante à l'initiative de l'UDC «pas de Suisse à 10 millions». «Déployer trop peu de wagons lors du week-end de la Pentecôte est un échec cuisant des CFF. Cela n'a strictement rien à voir avec l'immigration.»

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L'élue centriste fustige également la communication des chemins de fer helvétiques: «Il y avait un manque cruel de personnel pour expliquer la situation et orienter les voyageurs dès la gare de Bâle.»

Les CFF évoquent des impératifs de sécurité

En toile de fond de ces débarquements forcés se trouve la question de la sécurité. La surcharge d'un train devient critique lorsqu'elle empêche de garantir une évacuation rapide en cas d'urgence. 

Selon les directives des CFF, c'est le personnel de bord qui évalue la situation sur place. Si un nombre insuffisant de voyageurs accepte de descendre, le train peut, dans les cas extrêmes, être immobilisé. L'entreprise précise qu'il ne s'agit «pas d'expulsions, mais de demander si des personnes sont prêtes à prendre le train suivant».

Contactés par Blick, les CFF n'ont toutefois pas souhaité commenter le cas précis des places réservées soulevé par Elisabeth Schneider-Schneiter. Ils rappellent néanmoins la règle: «Les voyageurs munis d'une réservation ont bien entendu droit à leur siège.» Ceux qui, face à un train bondé, choisissent de plein gré d'attendre le convoi suivant peuvent se faire rembourser leur réservation sur présentation d'une attestation du personnel de train.

Mea culpa

Les CFF assurent qu'ils déploient, dans la mesure du possible, des équipes supplémentaires pour épauler les voyageurs dans ce genre de situation et trouver des solutions. «Malheureusement, aucun collaborateur additionnel n'était disponible tôt ce matin-là», justifie la compagnie concernant la liaison du vendredi en question.

La cause principale de cette surcharge en direction de l'Italie était une panne de matériel roulant: le train n'a pu circuler qu'avec une seule composition au lieu de deux. En période de jours fériés, l'affluence est traditionnellement très forte. Les CFF disent comprendre à quel point un train raccourci dans de telles circonstances peut s'avérer pénible pour les voyageurs et présentent leurs excuses pour les désagréments subis.

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