Assureurs, hôpitaux et autorités proposent six nouvelles mesures pour maîtriser les coûts, a annoncé lundi la ministre de la Santé, Elisabeth Baume-Schneider, à l’issue d’une table ronde. Aucun chiffre n’a été avancé sur le potentiel d’économie.
Le secteur de la santé se réunissait pour la 5e fois. La conseillère fédérale avait lancé ces tables rondes il y a deux ans, au vu de la hausse constante des coûts. Une nouvelle augmentation des primes maladie a été annoncée fin septembre. L’une des six mesures vise à rendre le prix des dispositifs médicaux plus transparent. Une autre a pour but d’encourager l’ambulatoire, qui coûte moins cher.
Deux organisations seront mandatées pour évaluer les tarifs de l’ambulatoire à grande échelle sur une période donnée. Les cantons pourront ainsi suivre l’évolution des prix dans le passage du stationnaire à l’ambulatoire.
Mesures «pragmatiques»
«Ces deux exemples sont très pragmatiques et ne mettent aucunement en danger la sécurité des patients ou la qualité des prestations», a déclaré Elisabeth Baume-Schneider. Elle s’est réjouie que des mesures plus systémiques soient désormais prises. Une série de douze mesures avait déjà été décidée à l’issue des premières tables rondes.
Le potentiel d’économie de ces nouvelles décisions n’est en revanche pas chiffré. Mais si elles produisent leurs effets, le potentiel d’économies devrait dépasser celui attendu du premier catalogue, a précisé la Jurassienne. Cette dernière avait appelé tous les acteurs de la santé à prendre leurs responsabilités lorsqu’elle avait annoncé une nouvelle hausse des primes. Plusieurs points problématiques avaient été soulevés, comme le salaire des spécialistes.
«Nous avons constaté que les avis n’étaient pas consensuels sur ce point, a déclaré Elisabeth Baume-Schneider. Alors, au lieu de parler pendant des heures sans arriver à quoi que ce soit, nous avons agi là où il y a consensus.» La conseillère fédérale a rappelé que la table ronde ne prend pas de décisions et que des mesures sont lancées au Parlement.