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Le Conseil fédéral veut renforcer la défense aérienne, protéger les militaires, engager et écarter les drones et protéger les réseaux, les données et les systèmes critiques.
Photo: keystone-sda.ch
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Renforcement de la défense
L'armée suisse veut se doter d'un bataillon de drones

L'armée doit être capable de défendre la Suisse contre les menaces hybrides et les attaques à distance. A cet effet, elle se dotera d'un bataillon de drones. Le Conseil fédéral a présenté vendredi des lignes directrices orientées sur la capacité de défense.
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ATS Agence télégraphique suisse

Aux yeux du gouvernement, la capacité de dissuasion crédible est capitale pour la sécurité du pays. La Suisse doit être capable de se protéger contre les menaces hybrides et les attaques à distance, qui sont les menaces les plus probables.

Pour renforcer la sécurité et la défense de la Suisse, le Conseil fédéral a déjà proposé d'augmenter de 0,8 point la TVA et de créer un fonds pour l'armement. Vendredi, il présente son plan pour l'utilisation de ces moyens financiers supplémentaires. Son but est d'orienter l'armée sur la défense.

Protection

A cet effet, environ 80% des investissements devront être consacrés à la protection contre les menaces les plus probables d'ici 2039. Le Conseil fédéral veut renforcer la défense aérienne, protéger les militaires, engager et écarter les drones et protéger les réseaux, les données et les systèmes critiques.

Cela passe notamment par la mise en place en 2028 d'un bataillon de drones et robotique. L'armée doit pouvoir suivre le rythme de l'évolution technologique car celle-ci change fondamentalement la manière de faire la guerre, a avancé le ministre de la défense Martin Pfister. «Il faut investir dans ces nouvelles capacités et augmenter le nombre de personnes capables d'utiliser ces systèmes.» Une présentation devrait avoir lieu en début d'automne.

Le focus sera également placé sur les éléments qui déploient rapidement un effet contre les menaces les plus probables. Les 20% restants seront dédiés à maintenir et développer les capacités permettant d'écarter une attaque de grande envergure. Dans la mesure du possible, les moyens classiques devront être remplacés par des technologies modernes plus économiques.

Ce plan ne pourra être mis en oeuvre que si le Parlement, et le peuple, acceptent l'augmentation de la TVA, a reconnu M. Pfister. L'objectif est clair en matière d'investissements: renforcer systématiquement la capacité de défense de l'armée.

Réorientation

L'armée elle-même doit se réorienter et passer d'une armée d'instruction à une armée d'engagement. Elle doit ainsi pouvoir assumer à nouveau la protection de la population et du pays en fonction de la menace.

La structure de conduite de l'armée sera allégée. Le but est de favoriser la gestion efficace du développement des forces armées et de la planification de l'armement. L'état-major et le nombre d'officiers généraux sera réduit, a annoncé M. Pfister.

La Suisse sera divisée en trois secteurs d'engagement afin d'agir plus rapidement, a précisé le chef de l'armée Benedikt Roos. Les forces terrestres et aériennes seront directement subordonnées à ce dernier. Mais l'armée doit rester une armée de milice. Les soldats apportent beaucoup de connaissances du domaine civil et c'est un avantage, estime M. Roos.

Le parti du ministre a salué une réorientation stratégique qui renforce la mission fondamentale de l’armée. Elle fixe des priorités claires pour les futurs investissements et tient compte de l’évolution des défis en matière de politique de sécurité, a communiqué le Centre.

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