Squat évacué à Genève
Un photographe de presse et un député auraient été agressés par la police

Alors que des militants pour le droit au logement occupaient un immeuble jeudi, les forces de l'ordre auraient frappé un élu d'Ensemble à Gauche et un photographe de la «Tribune de Genève».
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Les incidents se seraient produits lors de l'intervention de la police dans un squat du quartier des Pâquis, à Genève.
Photo: keystone-sda.ch
Geoffroy Brändlin

Le politicien Jean Burgermeister et le photographe Steeve Iuncker auraient été frappés à plusieurs reprises par la police à Genève, nous apprend la chaîne Léman Bleu.

La situation aurait dégénéré jeudi, lorsque que des militants pour le droit au logement ont forcé, puis occupé les quatre étages d'un immeuble du quartier des Pâquis, laissé selon eux à l'abandon depuis deux ans. Des banderoles ont été déployées, des fumigènes allumés.

Rapidement arrivées sur les lieux, les forces de l'ordre ont demandé aux squatteurs de quitter l'immeuble, avant d'intervenir, explique le média genevois.

Coups de matraques

Soutenant l'occupation devant l'immeuble, Jean Burgermeister, député d'Ensemble à Gauche, a affirmé à nos confrères avoir reçu «plusieurs coups sur la tête, mais aussi aux genoux et sur le dos». «Je trouve inquiétant de matraquer un candidat aux élections en pleine période électorale», s'insurge l'élu de la gauche radicale.

Steeve Iuncker, photographe de la «Tribune de Genève», aurait subi le même traitement de la part de la police. Reporter sans Frontières a confirmé jeudi soir qu'un photographe de presse a été «frappé de deux coups de matraque». Steeve Iuncker n'a pour l'instant pas confirmé personnellement l'information.

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Sur le site du média genevois, la police confirme le dépôt d'une plainte pénale pour violation de domicile et dommage à la propriété. C'est cette démarche qui a permis l'intervention policière en vue de l'interpellation de la «quinzaine de personnes» à l'intérieur de l'immeuble. Le porte-parole de la police genevoise, Alexandre Brahier, ne s'exprime en revanche pas sur les accusations de violences policières.

Contactés par Blick, ni le rédacteur en chef de la «Tribune de Genève», ni les deux victimes présumées des violences n'ont répondu à nos sollicitations.

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