Selon la cheffe du SECO
Les taxes douanières devraient rester en Suisse, même après le départ de Trump

Même avec un président démocrate, les droits de douane américains, essentiels au budget, devraient rester en place, estime Helene Budliger Artieda. La réindustrialisation des États-Unis dépasse les clivages partisans, selon la directrice du SECO.
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La cheffe du SECO estime que la situation n'est pas aussi simple qu'avant avec les Etats-Unis.
Photo: Samuel Schalch
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ATS Agence télégraphique suisse

La politique américaine des droits de douane perdurera après le départ du président américain Donald Trump, estime la secrétaire d'État à l'économie (SECO). Selon elle, la réindustrialisation des États-Unis est une préoccupation qui transcende les clivages politiques.

Cette politique ne va pas disparaître si un démocrate est élu à la présidence des Etats-Unis, avertit la secrétaire d'Etat Helene Budliger Artieda dans un entretien diffusé samedi par la Schweiz am Wochenende.

«Le ton changera peut-être. Mais si les droits de douane se situent alors entre dix et vingt pour cent, même un président démocrate aura du mal à les supprimer purement et simplement», relève la directrice du SECO, soulignant que les États-Unis dépendent de ces recettes douanières pour présenter un budget équilibré.

Pas aussi simple qu'avant

Pour la Suisse, poursuit Mme Budliger Artieda, la meilleure voie consiste à miser sur de bonnes conditions cadres et à renoncer à des expériences en matière de politique industrielle. «C'est ce qui nous rend uniques et fait de notre site un lieu intéressant. Les entreprises apprécient cela».

Le secrétaire d'Etat estime qu'il n'y a pas de menace sur les exportations suisses, mais la situation internationale actuelle n'est plus aussi simple qu'auparavant. De nouveaux obstacles sont inévitables et pas seulement dans les relations avec les États-Unis, ajoute-t-elle. «Nous devons devenir agiles et, si possible, des coureurs de haies rapides».

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