Le forcené qui avait blessé deux employés d'une caisse maladie avec une tronçonneuse, en juillet 2017 à Schaffhouse, doit rester en clinique jusqu'en 2030 au moins. La justice schaffhousoise a prolongé la mesure de thérapie stationnaire en milieu fermé, prononcée en 2020.
Dans sa décision rendue publique mercredi, la Cour suprême du canton de Schaffhouse a prolongé jusqu'au 25 mai 2030 la mesure thérapeutique en milieu fermé infligée, dont le Suisse âgé de 59 ans fait l'objet. Ce dernier avait demandé à en être libéré. Comme le tribunal de première instance, les juges de l'instance supérieure ont conclu que l'homme ne devait pas être remis en liberté.
Des forces maléfiques
Le jugement prononcé en 2020 prévoit un placement thérapeutique d'au moins cinq ans dans le secteur fermé d'une clinique. Cette mesure est communément appelée «petit internement». La dangerosité potentielle du patient y est évaluée tous les cinq ans, ainsi que la possibilité ou non de le libérer.
Le principal intéressé souffre de schizophrénie paranoïde hallucinatoire. Depuis qu'il a subi un grave traumatisme crânien dans un accident de la route, il est persuadé que des forces maléfiques l'attaquent.
Ce type d'hallucinations est à l'origine de l'attaque à la tronçonneuse qu'il a commise le 24 juillet 2017 dans une agence de la caisse maladie CSS, à Schaffhouse. Le quinquagénaire était persuadé que les employés de cette dernière voulaient le tuer. Deux hommes ont été blessés par la tronçonneuse. Un couple, qui se faisait conseiller sur place, a subi un choc. L'homme a été arrêté le lendemain à Thalwil (ZH).