Alain Soral a été condamné à une peine privative de liberté ferme de cinq mois par le Ministère public vaudois pour des propos diffusés sur les réseaux sociaux entre 2023 et 2025. L’ordonnance pénale, rendue le 19 mars 2026 par le procureur général Eric Kaltenrieder, prévoit également une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 170 francs.
L’essayiste franco-suisse, de son vrai nom Alain Bonnet, est reconnu coupable de discrimination et incitation à la haine, d’injure, ainsi que d’une infraction à la loi sur les armes pour la détention d’un spray d’autodéfense prohibé. Alain Soral semble avoir réagi à sa condamnation sur son compte X parlant d'un complot et d'un «chantage à l'antisémitisme».
Des contenus antisémites et homophobes
L’enquête avait été ouverte à la suite d’une dénonciation déposée en mars 2024 par la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD). Elle visait plusieurs contenus publiés sur le site de son association «Egalité et Réconciliation», ainsi que sur ses comptes X et Telegram, suivis par des dizaines de milliers d’abonnés.
Le dossier a ensuite été élargi à des faits signalés par la justice française le 14 mars 2025. Il est notamment reproché à Alain Soral des propos injurieux visant une journaliste cible d’une campagne de haine en ligne, ainsi que des commentaires homophobes à l’encontre de l’ancien Premier ministre français Gabriel Attal.
Une nouvelle enquête ouverte
L’intéressé ne s’est pas présenté à son audition le 18 mars 2026. L’ordonnance pénale lui a été notifiée par courrier recommandé à son domicile vaudois. La décision n’est pas encore entrée en force.
Parallèlement, une seconde procédure pénale a été ouverte le 19 mars 2026 pour des propos récents visant la communauté juive, publiés fin 2025 et en janvier 2026. Ces faits font suite à une nouvelle dénonciation des autorités françaises et à une auto-saisine du Ministère public vaudois. Alain Soral sera à nouveau convoqué pour être entendu dans ce cadre.