Le tribunal judiciaire de Paris a condamné Alain Soral à deux ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Un mandat d’arrêt a également été délivré à son encontre, selon le jugement rendu ce 26 février. Toutefois, selon les dernières informations, l’idéologue d’extrême droite vivrait en Suisse et ne serait pas sur le territoire français.
Poursuivi aux côtés de quatre autres prévenus pour des publications liées aux attaques du 7 octobre 2023 revendiquées par le Hamas, Alain Bonnet, dit Alain Soral, a en revanche été relaxé du chef d’apologie d’acte de terrorisme. Le tribunal a estimé que les propos qu’il avait tenus dans un article intitulé «Hamas, terrorisme, territoires occupés» ne caractérisaient pas cette infraction.
Deux ans de prison
Selon le jugement, sa plateforme «Egalité et Réconciliation», dont il est directeur de publication, a servi de relai d’influence des propos du collectif «l’Axe de la résistance», alliance politico‑militaire emmenée par l’Iran et regroupant plusieurs États et groupes armés hostiles à Israël et aux États‑Unis au Moyen‑Orient. Le tribunal considère qu’il a contribué à leur médiatisation en apportant un soutien matériel et technique, participant ainsi à une structure organisée destinée à diffuser des contenus illégaux.
Compte tenu de ses antécédents judiciaires et de «son absence systématique» pour exécuter de précédentes condamnations, Alain Soral écope de deux ans d’emprisonnement. Le tribunal a également prononcé une privation de ses droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans ainsi qu’une amende de 15’000 euros, évoquant le caractère lucratif de ses activités.