Rançon réclamée
Les pirates d'une fondation genevoise menacent de publier des informations personnelles sensibles

Trois mois après une intrusion dans ses systèmes, l’Ifage, fondation genevoise de formation des adultes, fait désormais l’objet d’une tentative d’extorsion. Des pirates affirment avoir volé 850 gigaoctets de données et menacent de les publier.
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La fondation genevoise de formation des adultes a été victime d'un piratage.
Photo: https://www.ifage.ch/
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

Le piratage de l’Ifage, fondation genevoise de formation des adultes, prend une ampleur inquiétante. Selon la «Tribune de Genève», le groupe de cybercriminels DragonForce affirme avoir dérobé 850 gigaoctets de données à la fondation genevoise de formation des adultes. Sur son site du dark web, il affiche le logo de l’institution et un compte à rebours de cinq jours avant une possible publication des fichiers.

L’attaque remonte au 11 et 12 avril et avait été détectée le lendemain. L’Ifage avait alors annoncé que des données concernant des employés et d’anciens collaborateurs avaient été extraites de ses systèmes. Parmi les documents potentiellement concernés figureraient des certificats médicaux, des informations familiales ou encore des données liées à des poursuites et à des sanctions administratives.

Une franchise criminelle du piratage

La fondation avait averti les personnes touchées des risques d’usurpation d’identité, d’escroquerie et d’hameçonnage ciblé. Elle assurait toutefois que ses plateformes pédagogiques ainsi que les données des quelque 10’000 personnes formées chaque année n’avaient pas été compromises.

A ce stade, aucun fichier n’a été publié. Il est donc impossible de confirmer le volume annoncé par les pirates ou de connaître précisément le contenu des données volées. L’Ifage ne communique ni le montant de la rançon ni la réponse qu’elle compte apporter, afin de ne pas compromettre l’enquête.

La police cantonale, Fedpol et les autorités judiciaires sont saisies. Actif depuis 2023, DragonForce fonctionne comme une franchise criminelle, fournissant ses outils à des pirates affiliés en échange d’une part des rançons.

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