Le canton de Neuchâtel a transmis mardi une demande à l'Office fédéral de l'environnement pour pouvoir tirer le mâle reproducteur de la meute de la vallée de la Brévine. Le spécimen a attaqué des bovins à plusieurs reprises.
Entre le 4 et le 26 juillet, huit bovins ont été tués ou blessés lors de plusieurs attaques survenues sur le territoire occupé par la meute. Des attaques dont la meute en question est responsable, selon la localisation des prédations et les constats réalisés par les garde-faune, souligne mercredi le canton dans un communiqué.
En outre, des résultats d'analyses génétiques tombés en début de semaine ont confirmé que deux attaques sur des bovins sont imputables au mâle de la meute, M583. Les conditions prévues par la législation fédérale pour solliciter une régulation réactive sont désormais réunies, l'individu présentant un «comportement indésirable», indique le communiqué.
Le Département neuchâtelois du développement territorial et de l'environnement a donc effectué une demande de régulation partielle réactive concernant la meute de la vallée de la Brévine.
«Un rôle prépondérant»
Au vu de l'expérience acquise, le canton considère aussi que tout porte à attribuer à M583 la majorité des autres attaques constatées cette année. En effet, les attaques survenues en 2025 avaient démontré le «rôle prépondérant» du mâle reproducteur dans ce type de prédations, explique le communiqué.
Le canton poursuit en parallèle les mesures de prévention mises en place avec la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture et l'Organisation pour la protection des alpages. Depuis fin juillet, ces dispositifs ont été renforcés sur le territoire de la meute afin d'accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection ainsi que de limiter le risque de nouvelles attaques.