Le loup a tué trente animaux de rente aux Grisons entre janvier et fin juillet, contre 68 à la même période une année plus tôt. Ce recul des attaques recensées s'inscrit dans une tendance observée à l'échelle nationale.
Le responsable des grands prédateurs à l'office grison de la chasse et de la pêche estime «considérable» la différence par rapport aux années précédentes. Il n'est toutefois pas encore possible de tirer des conclusions définitives, car les chiffres varient d'une année à l'autre, précise Arno Puorger à Keystone-ATS.
Le recul des attaques ne peut pas être attribué à un seul facteur, selon l'expert. Les mesures de protection des troupeaux, la régulation, mais aussi les conditions météorologiques ou la disponibilité des proies naturelles jouent toutes un rôle.
L’expérience montre par ailleurs que le mois d’août est celui qui recense le plus grand nombre de dégâts aux animaux de rente, poursuit Arno Puorger. En 2025, le loup a tué 105 moutons ou chèvres ainsi qu'un gros animal de rente rien qu’au mois d’août.
Tendance générale
Cet été, les attaques sont en baisse non seulement aux Grisons, mais aussi dans toute la Suisse. Selon l'organisation Groupe Loup Suisse, un peu plus de 180 animaux de rente ont été tués à cette date pendant la saison d’alpage, contre un peu plus de 400 voici un an. Ces chiffres n'incluent pas le Tessin, qui n’a pas publié de chiffres actualisés.
Selon l’analyse de Groupe Loup Suisse, le Valais enregistre de loin le plus grand nombre d’attaques contre des moutons ou chèvres, totalisant à fin juillet 130 cas. L’année dernière, 170 attaques avaient été recensées pour la même période.
Selon l'organisation, cette nette diminution est principalement imputable au renforcement des mesures de protection des troupeaux. Ses représentants estiment que la régulation préventive peut apporter un soulagement au niveau local, mais n'explique pas le recul à grande échelle des attaques.
Demande de régulation dans le Prättigau
Aux Grisons, la plupart des attaques de loup ciblent des chèvres ou des moutons. Le 5 juillet dernier, c'est un bovidé qui a été tué dans le Prättigau. L'Office fédéral de l'environnement a approuvé une demande de régulation déposée par le canton. Celui-ci est autorisé à abattre jusqu'aux deux tiers des louveteaux de la meute nés cette année, mais ceux-ci n'ont pas encore été localisés.
Au moins 18 louveteaux sont actuellement en liberté en Suisse, selon les observations de la fondation Kora. D'autres observations devraient suivre dans les semaines et les mois à venir, lorsque les louveteaux quitteront définitivement leurs tanières. Six petits ont été recensés dans la meute de Seta, dans les Grisons, et sept dans la meute de Calanda2, à cheval entre les cantons de Saint-Gall et des Grisons. Cinq louveteaux ont été recensés dans la meute de Chöpfenberg, dans les cantons de Schwyz et de Glaris.
On ignore si la progéniture est plus ou moins nombreuse que l'année dernière. Il est encore trop tôt pour établir une comparaison, indique mardi la Kora à Keystone-ATS. De nombreux individus et leurs petits ne seront officiellement recensés qu’à la fin de l’été ou de l’automne, à l'aide de pièges photographiques et d'observations. En 2025, au moins 155 louveteaux étaient nés en Suisse.
Les louveteaux naissent entre mi-avril et mi-juillet. Ce n’est qu’à l’âge de trois à quatre semaines qu'ils s’aventurent hors de la tanière. À partir de trois mois, les jeunes accompagnent occasionnellement la meute lors de ses expéditions, mais ne participent à la chasse qu'à partir de six ou huit mois.
Au moins 18 louveteaux sont actuellement en liberté en Suisse, selon les observations de la fondation Kora. D'autres observations devraient suivre dans les semaines et les mois à venir, lorsque les louveteaux quitteront définitivement leurs tanières. Six petits ont été recensés dans la meute de Seta, dans les Grisons, et sept dans la meute de Calanda2, à cheval entre les cantons de Saint-Gall et des Grisons. Cinq louveteaux ont été recensés dans la meute de Chöpfenberg, dans les cantons de Schwyz et de Glaris.
On ignore si la progéniture est plus ou moins nombreuse que l'année dernière. Il est encore trop tôt pour établir une comparaison, indique mardi la Kora à Keystone-ATS. De nombreux individus et leurs petits ne seront officiellement recensés qu’à la fin de l’été ou de l’automne, à l'aide de pièges photographiques et d'observations. En 2025, au moins 155 louveteaux étaient nés en Suisse.
Les louveteaux naissent entre mi-avril et mi-juillet. Ce n’est qu’à l’âge de trois à quatre semaines qu'ils s’aventurent hors de la tanière. À partir de trois mois, les jeunes accompagnent occasionnellement la meute lors de ses expéditions, mais ne participent à la chasse qu'à partir de six ou huit mois.
Jusqu’à présent, seules deux meutes se sont reproduites dans les Grisons cette année. Il s'agit de la meute de Calanda2, qui compte sept petits, et de celle dite «de Seta» à Arosa, qui a donné naissance à six petits.
58 observations d’ours
Entre avril et juin, 58 observations d’ours ont par ailleurs été signalées en Basse-Engadine, principalement sur le territoire des communes de Zernez et de Scuol, selon le rapport du canton publié mardi. L'identification génétique n'a pas encore été effectuée. «À l'heure actuelle, rien ne nous permet de penser qu'il s'agit de deux ours différents», peut-on lire dans le document.
Le rapport recense également 311 observations de lynx. L’animal est présent sur la quasi-totalité du canton, à l'exception de quelques régions comme Arosa ou le Rhin postérieur. Des indices de la présence du chacal doré ont aussi été relevés dans les communes de Scuol et de Vals.