UBS et PwC subissent les mêmes dégâts
Comme à la Banque du Léman ou à la Raiffeisen, les manifestants viennent d'arracher les panneaux de protection de deux enseignes à l'Anvenue Giuseppe Motta: le cabinet d'expertise comptable PwC et la banque UBS.
«Des manifestants détruisent la porte du bâtiment PwC à coups de cailloux et d’instruments de chantier. On dirait qu’ils essaient de rentrer dans le bâtiment», observe notre journaliste.
Des détonations résonnent dans la rue, tandis que la police surveille à distance les manifestants. Voyant qu'ils essaient vraiment d'entrer dans le bâtiment, la police décide d'intervenir. Elle prévient les manifestants de «partir avec les enfants». Des bombes lacrymogènes sont lancées, les manifestants fuient les lieux.
Casse à la Banque du Léman et Tesla en feu
Pourtant barricadée derrière des palissades jaunes, la vitrine de la banque est brisée mais tient toujours. A l’angle de la Rue des Alpes et de la rue François-Bonivard, la Banque du Léman a subi des déprédations.
Sur la place Dorcière, de la fumée noire se dégage, visiblement d'une voiture. On entend des tirs et des explosions et une épaisse fumée noire monte de la gare routière, décrit notre journaliste. Difficile à dire s'il s'agit réellement d'explosions ou des barricades qui tombent au sol.
Le reste du cortège continue de circuler normalement mais un groupe a embrasé une voiture à la gare routière. Les manifestants crient «C'est une Tesla!». Les pompiers sont intervenus pour éteindre les restes de la voiture électrique de la marque propriété d'Elon Musk.
Ce qu'il faut retenir
- A Genève, plusieurs milliers de personnes – près de 25'000 selon les estimations de la «Tribune de Genève» – ont rejoint dimanche la manifestation contre le sommet du G7, qui s'ouvre lundi à Evian. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté le parc Mon Repos peu avant 15h15.
- Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7, qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.
- Le tracé, limité à la rive droite de la rade, doit passer par les quais et remonter la rue des Alpes pour éviter la proximité du pont du Mont-Blanc. Il empruntera ensuite la rue de la Servette, l'avenue Giuseppe-Motta et la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
- Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.
- Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.
Source: ATS
«C’est la police qui vous parle! Quittez les lieux!!»
Des tirs de lacrymogènes volent dans tous les sens. Les manifestants courent à toute vitesse sur la place des Nations. Tout le monde veut éviter les gaz mais la police hurle dans un mégaphone: «C'est la police qui vous parle! Quittez les lieux!!».
Les manifestants se rabattent sur l’avenue du France. Beaucoup de monde a été gazé (même notre journaliste) alors que l'affrontement concerne quelques manifestants qui ont cassé le bâtiment de PwC et d’UBS.
Sur la place des Nations, l'ambiance était festive. De nombreux militants ont peur des gaz et ne savent pas où aller. «Continuez sur l'avenue de France», crie la police, mais beaucoup ne savent pas où c'est. La musique redémarre pour guider le cortège.
Trump géant en mauvaise posture en queue de cortège
Une «voiture-balai» se trouve en fin du défilé avec une poupée géante de Donald Trump sur le toit avec un cocktail cubain et une araignée israélienne qui s'agrippe.
Le tracé, long de 5 km et limité à la rive droite de la rade, doit encore notamment passer par la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
Source: ATS
200 virulents et un service d’ordre au taquet
Le groupe qui s'est opposé à la police et contre lequel cette dernière a tiré des gaz lacrymogènes est composé d'environ 200 personnes. Le reste de la manifestation est calme et le service d'ordre des organisateurs est très présent pour faire continuer le cortège et circuler les manifestants. Ils forment des chaînes devant les lieux d'affrontement, autour de verre cassé notamment, pour éviter que les gens ne s'arrêtent.
La manifestation a pris un autre tournure
Si elle a commencé dans le calme, notamment sur le quai du Mont-Blanc, la manifestation NoG7 a dégénéré depuis qu'elle a quitté les rives du Léman.
L’avant du cortège, mené par les collectifs féministes, est très calme. Des chants anti-impérialistes, anti-Trump et antifascistes viennent agrémenter la manif'. Il semble clairement y avoir deux salles, deux ambiances au sein même du cortège, ce qu'illustrent ces dernières photos de Keystone-ATS.
Lacrymos tirés, bouteilles en verres lancées!
Un affrontement oppose manifestants masqués et policiers. Des manifestants jettent des bouteilles en verre, la police tire des gaz lacrymogènes. Tous les manifestants reculent en courant et se rabattent dans un coin de rue. Des gens sont au sol et se nettoient les yeux.
Des gens se réfugient dans des cours d'immeuble après de nouveaux tirs
De nouveaux tirs de lacrymos de la police sur les manifestants ont lieu. La situation se tend de plus en plus. Certains manifestants se réfugient dans des cours d'immeuble. Mais il n’y a pas de confrontations physiques entre les fauteurs de trouble et la police, précise notre journaliste sur place. Les manifestants continuent le tracé en scandant des slogans.
20'000 manifestants selon la coalition
La première estimation de la police évoquait 7000 personnes au départ, mais ce chiffre semble radicalement sous-évalué. La coalition No-G7 évoque plus de 20’000 personnes.
Point d’eau improvisé
Le long de la rue de la Servette, des manifestants se sont débrouillés pour faire fonctionner un robinet extérieur. Tout le monde court pour boire. Le haut de la rue de la Servette est bloqué par la police qui utilise notamment d’énormes camions.
Une autre banque visée
Toujours sur le parcours, la banque Raiffeisen de la Servette a aussi subi des tags et sa vitrine semble avoir été visée par des projectiles. Le «A» des anarchistes est tagué sur la vitre brisée.
«Rejoignez la manif!»
Des manifestants portant des gilets jaunes appellent la foule à rejoindre le cortège qui a continué sa route. «Attention aux bus!» crie ce service d'ordre. En effet, entre les flammes, l'arrivée des pompiers et des agents de police, les cars de voyage sortent en quatrième vitesse de la gare routière.
Une manifestation tranquille... pour le moment
Nos journalistes sur place ne constatent pas de débordement majeur et décrivent une manifestation plutôt calme pour le moment. L'occasion de partager quelques photos de Keystone-ATS.