Séance du Grand Conseil
Le débat se tend autour de la question du cortège du G7 à Genève

Y aura-t-il une manifestation anti-G7 à Genève? Le Grand Conseil genevois tient ce soir une séance extraordinaire pour trancher la question.
Photo: keystone-sda.ch
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Solène MonneyJournaliste Blick
19:09 heures

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Une manifestation anti-G7 sera-t-elle autorisée à Genève? Le Grand Conseil genevois tient ce soir une séance extraordinaire pour trancher la question.

Un projet de loi de la droite, notamment du PLR demande l'interdiction de toute manifestation anti-G7 dans certains périmètres sensible genevois à savoir:
- La Ville de Genève, Carouge, Lancy, Onex et Confignon
- Les abords immédiats des hôtels accueillant les délégations
- Le secteur des organisations internationales
- Le secteur de l’aéroport et ses accès routiers

Si le projet de loi est accepté, il viendrait fortement entravé le parcours d'une manifestation à Genève. 

En dernière minute, les Vert-e-s ont également déposé un projet de loi pour venir remplacer celui de la droite. Ils demandent:
- Une couverture des frais de sécurité par la France
- Aux autorités de garantir le droit de manifester
- Que la coalition No-G7 rappelle à l'écrit et à l'oral le caractère pacifique de la manifestation et l’interdiction de porter atteinte aux biens et aux personnes.


il y a 1 minute

Du brouhaha lors des prises de parole

Murat-Julian Alder (PLR) demande à ne pas se faire interrompre par d'autres élus lors de sa prise de parole. Il rappelle que le droit de manifester est légitime, mais que dans certains cas il peut être restreint. 

il y a 18 minutes

«La droite crée les conditions du chaos»

Sylvain Thévoz (PS) se plaint de l'organisation d'une séance extraordinaire à cause de la droite. Il parle d'une manipulation «anxiogène» de la part de la droite, qui rejette tout sur la Conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Pour lui, les élus angoissent les habitants. Il affirme son soutien à la ministre chargée de la sécurité. 

«Ce que vous faites à droite, c'est créer les conditions du chaos et de la casse que vous prétendez craindre», tonne-t-il. Il appelle à un droit de manifester légal et sécurisé. Il regrette que les manifestants soient tous «mis dans le même sac. Les gens qui veulent aller manifester iront». Pour lui, il faut faire la distinction entre une infime partie de casseurs et les manifestants légitimes. A la fin de sa prise de parole, la gauche l'applaudit.

il y a 27 minutes

La police pour une manifestation autorisée

Jean-Marc Guinchard (C) souligne que les forces de police recommandent la tenue de la manifestation afin de pouvoir l'encadrer au mieux. Il tacle le projet du PLR et le qualifie de «provocation». Il l'affirme: «Pour négocier, il faut être deux et de bonne foi». Toutefois, pour lui, ce n'est pas le cas de la coalition No-G7. 

il y a 33 minutes

«On ne peut pas s'asseoir sur le droit supérieur»

Pierre Eckert (V) souligne «que l'on ne peut pas s'asseoir sur le droit supérieur», visant le PLR. «Personne ne peut dire, si on annule la manifestation, qu'il n'y aura pas de casse.» Pour lui, restreindre les manifestations est un mépris de la CEDH. 

Il va plus loin: «Nous pensons qu'une manifestation se justifie totalement.» Pour lui, il est légitime que la population puisse montrer son insatisfaction des «politiques délétères des membres du G7». 

il y a 43 minutes

«Envoyons la facture à Macron»

François Bärtschi (MCG) dit que «Genève ne doit pas devenir la capitale mondiale des casseurs et du chahut». Il poursuit: «Nous attendions une atitude plus ferme du Conseil fédéral, en charge des affaires internationales, et du Conseil d'Etat.» Le MCG veut une garantie que la France paiera des frais. «La France nous laisse gérer les casseurs du G7 pour qu'Emmanuel Macron parade paisiblement. Envoyons-lui la facture.»

il y a 48 minutes

Une manifestation «qui risque de mettre Genève à feu et à sang»

Cyril Mizrahi (PS) rappelle que les casseurs ne demandent pas d'autorisation. «Mais pourtant, vous voulez priver les manifestants pacifiques de leurs droits», assène-t-il à la droite. A l'intérieur de la salle, les cris des manifestants se font entendre tout au long des prises de parole des élus. 

Le parti Liberté et Justice social (LJS) veut interdire toute manifestation hormis celle proposé par le Conseil d'Etat. Stéphane Florey (UDC) parle de son côté d'une manifestation «qui risque de mettre Genève à feu et à sang». Il s'attaque ensuite à la Conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Il parle de «complaisance vis-à-vis des milieux qui (l'ont) élue».

il y a 58 minutes

«Tout rassemblement sera squatté par des casseurs»

Yves Nidegger (UDC) prend la parole et dénonce les «groupes fascisants» qui manifestent devant le Grand Conseil. Pour lui, le danger sont les groupes d'extrême gauche et non de droite. «Il y a péril en la demeure», c'est pour ça qu'il appelle à interdire tout rassemblement durant le G7 «car tout rassemblement sera squatté par des casseurs».

20:49 heures

«Ca nous coûte une blinde»

Alberto Velasco (PS) rappelle qu'il a manifesté en 2003 au G8. Un élu souffle «casseur». Alberto Velasco indique que tout au long du cortège il n'y a pas eu de dégat, seulement à la fin. 

«Le droit constitutionnel donne le droit de manifester. Vous dites aux gens: 'faites un tour aux Paquis et allez boire un verre'.» Il demande à ce qu'un bilan soit fait à la fin de la manifestation mais que celle-ci ne soit pas interdite en amont. 

«Ça nous coûte une blinde», ironise-t-il sur les frais engendrés à Genève pour potentiellement interdire la manifestation. Il rappelle qu'en tant que démocratie, la Suisse se doit de permettre la manifestation. 

20:44 heures

La fan zone de Plainpalais (annulée) au coeur du débat

Gabriela Sonderegger (MCG) demande à ce que le Conseil d'Etat communique de manière transparente. «Il n'est pas envisageable de couper la population genevoise de toute activité festive et populaire», tonne-t-elle en référence à l'annulation de la fan zone à Plainpalais pour la coupe du monde en juin.

Joëlle Fiss (PLR) s'exprime sur la fan zone aussi. «La coupe du monde est une fête, personne ne le conteste.» Elle demande une fan zone organisée après la tenue du G7 et en attendant que les matches soient diffusés sur les terrasses des bars. 

20:38 heures

Le PLR appelle à «une tolérance zéro»

Jean-Pierre Pasquier (PLR) prend la parole pour parler du projet de loi «pour une restriction temporaire du droit de rassemblement et de manifestation dans le cadre du G7 d’Evian». La position du PLR est «la priorité de la position de la population et des commerçants» et selon lui, tous les signaux seraient au rouge. 

Il indique que sans le projet de loi, le Conseil d'Etat serait «encore dans la tergiversation. «Le risque est réel notamment d'émeutes et des comportement diffus, martèle-t-il. Que se passera-t-il si la manifestation commence plus tôt? Quelles seront les compensations contre les dégradations? Nous devons être dans une logique de tolérance zéro.» Il appelle à une position forte et stricte. 

Il incite le Conseil d'Etat à convaincre les partis que la situation est gérée afin d'avoir leur soutien. «Mais ce soir, le doute persiste», regrette l'élu.

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