Le luxe est-il démodé?
Off-white, Stella McCartney: LVMH se sépare de marques iconiques

Le géant du luxe se débarrasse de marques qui étaient très tendance il n'y a pas si longtemps, comme Off-White ou Stella McCartney. Derrière cette tendance, un net ralentissement des ventes observé sur le marché du luxe depuis 3 ans.
Derrière ces décisions, un ralentissement des ventes sur le marché du luxe.
Photo: keystone-sda.ch
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Myret ZakiJournaliste Blick

Est-ce que «l'hiver du luxe» se prolonge, comme le dit le Financial Times? Le média britannique identifie une tendance à l'essoufflement du luxe, incarnée par les dernières décisions du leader mondial du secteur: LVMH. Le groupe de Bernard Arnault s'est en effet de certaines de ses marques, et cherche des repreneurs pour plusieurs autres. Et par n'importe lesquelles. Au cours des 18 derniers mois, LVMH a cédé Off-White, la marque streetwear du créateur Virgil Abloh, et a vendu sa participation de 49 % dans la marque iconique Stella McCartney, relaie le Courrier International

Une inversion de stratégie

Malgré leur notoriété, ces marques sont cédées car jugées moins rentables que le reste du portefeuille du groupe, qui possède Louis Vuitton et Christian Dior, parmi les enseignes de son empire de 75 «maisons». 

Cette tendance contraste avec la stratégie de plus de 40 ans de LVMH, qui s’est construit sur des acquisitions ininterrompues, rappelle le Financial Times. Le quotidien britannique croit savoir que le groupe de Bernard Arnault veut désormais se séparer de la marque de mode américaine Marc Jacobs et de sa participation de 50% dans la marque de cosmétiques Fenty Beauty, lancée par Rihanna et valorisée entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros.

Un hiver du luxe qui dure depuis 3 ans

Derrière ces décisions, un ralentissement des ventes sur le marché du luxe depuis trois ans, qui touche même les principaux moteurs de profit du groupe, comme Vuitton ou Dior. «Il est clair que LVMH examine son portefeuille pour identifier les éléments non performants et ceux qui pèsent sur ses marges, car l’entreprise traverse une période de fortes pressions sur ses activités», commente un analyste au Financial Times.

Dans le même contexte, le géant du luxe Kering a vendu en octobre dernier sa division beauté pour 4 milliards d’euros à L’Oréal.

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