La piste d'une organisation étrangère
Un réseau criminel serait derrière les faux codes QR dans les parkings lausannois

Une organisation criminelle étrangère serait derrière l'arnaque aux faux codes QR dans les parkings lausannois. En mars dernier, trois Roumains avaient été interpellés, suspectés d'avoir escroqué plusieurs automobilistes.
En mars, la police municipale de Lausanne avait annoncé l’arrestation de trois ressortissants roumains.
Photo: KEYSTONE
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Leo VonlanthenJournaliste Blick

L’affaire des faux codes QR collés sur des horodateurs de la région lausannoise connaît un nouveau développement judiciaire, rapporte «24 heures». En mars, la police municipale de Lausanne avait annoncé l’arrestation de trois ressortissants roumains, soupçonnés d’avoir apposé ces autocollants trompeurs sur des parkings à Ouchy et à Pully.

Leur but? Rediriger les automobilistes vers de faux sites de paiement afin de récupérer leurs données bancaires, un procédé connu sous le nom de «quishing». Après leur audition par la procureure, les trois prévenus – une femme de 37 ans et deux hommes de 44 et 32 ans– avaient été laissés libres, tout en étant avertis des conséquences en cas de récidive.

L’enquête n'a pas cessé pour autant. Comme le démontre un arrêt de la Chambre de recours pénale du Tribunal cantonal (CREP), un prélèvement ADN a même été ordonné, au moins sur la femme du trio, qui aurait tenté en vain de s'y opposer. L'objectif: déterminer un éventuel lien avec d’autres cas similaires.

Lien avec une organisation criminelle

Selon la CREP, qui cite un rapport de police, le «quishing» aurait sévi sur l'ensemble du bassin lémanique depuis le début de l'année, la police cantonale vaudoise évoquant une dizaine de signalements. Le préjudice pourrait atteindre plusieurs milliers de francs, même si le nombre réel de victimes reste difficile à établir.

Le même rapport fait également état d'un lien entre la suspecte et une organisation criminelle active en Europe. L'accusée aurait reconnu avoir collé des codes QR «au bord du lac» contre 300 euros, tout en affirmant ne pas connaître l’existence d’un réseau organisé. 

Pour prévenir le «quishing», la police conseille d’utiliser des applications officielles comme PayByPhone, AllPark, PrestoPark ou TCS Park & Pay. Les autorités rappellent que les codes QR de la Ville de Lausanne ne demandent jamais d’entrer directement des données bancaires sur un site web.

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