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La tension monte à Genève
La coalition No-G7 condamne la «montée autoritaire de l’Etat» qui sème la peur

La coalition No-G7 tient une conférence de presse ce mardi, alors que son bras de fer avec le Canton se durcit. Au cœur du conflit: le parcours de la manifestation et le passage par le pont du Mont-Blanc.
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Des membres de la coalition No-G7 se sont regroupés à Genève pour dénoncer la position des autorités genevoises.
il y a 3 minutes

«La sécurité ce n'est pas que protéger des vitrines»

Si la grève féministe ne peut pas s'exprimer «se serait un précédent, même le Covid ne nous a pas empêchée. N'oublions pas que c'est quand même le 14 juin», tonne Françoise Nyfeler, membre de la Coalition No-G7. La Grève féministe devrait se retrouver en tête du cortège.

Le groupe de travail parle d'environ 2000 et 4000 repas qui devraient être cusisinés pour les militants lors de l'événement. Le village et la manifestation «sont une question», rappelle un membre de la coalition. 

«La sécurité ce n'est pas que protéger des vitrines, mais aussi remplir nos besoins: que les gens puissent s'hydrater et aller aux toilettes», martèle un membre expliquant que la logistique fait partie de la sécurité. «On nous décrit le Genève qui a peur, mais il y a un Genève qui a envie de recevoir ces gens [manifestants]», continue-t-il en soulignant l'appel aux bénévoles lancés il y a plusieurs semaines et qui auraient bien fonctionné.

il y a 11 minutes

«Etat d'urgence» à Genève

Nous avons le sentiment d'être «baladés politiquement» rapporte un militant membre de la coalition. Il évoque une forme d'«état d'urgence» décrété par le gouvernement, citant notamment la fermeture des frontières. Des dispositifs spéciaux au niveau des tribunaux, du personnel supplémentaire dans la santé... «Que nous réservent l'Etat à nous, contestataires du G7?», liste et s'inquiète le militant. 

Il évoque ainsi les craintes des militants qui n'oseraient pas se rendre à la manifestation. Et poursuit sur un rapport concernant le G8 de 2003 et la focalisation des médias sur l'arrivée des casseurs et la représentation de la violence, par rapport aux manifestants pacifiques qui étaient bien plus nombreux.

Il poursuit au sujet du grand mouvement de solidarité autour de la contestation au G7. «A l'époque du G8, le Forum social lémanique, qui représentait l'opposition, ne comptait pas 60 organisations en son sein. Pourtant, je n'ai pas connaissance d'entrave similaire, pour aucune manifestation politique qui aurait lieu à Genève (environ 360 par année)», appelle le militant.

Lui aussi rappelle que selon la coalition, passer par le pont du Mont-Blanc est «indispensable» pour protester contre un G7 qui n'est qu'un «club de grands patrons» sans légitimité.

il y a 16 minutes

La gauche soutiendrait No-G7

Selon la coalition No-G7, ils ont le soutien total de la gauche avec les Vert-e-s et les socialistes. Les jeunes vert-t-e-s ainsi que les socialistes aussi. La coalition No-G7 indique qu'au Centre des voix trouveraient également que le tracé de la manifestation proposé (U Lacustre) «serait la meilleure solution». 

il y a 21 minutes

Le «chilling effect»

Des partis et des élus de l'Exécutif de la Ville et du Canton sont totalement favorables au U lacustre, le tracé proposé par les manifestants, ainsi qu'à la tenue d'un village aux Cropettes ou aux Bastions.

Les décisions et les «annonces alarmistes» de l'Etat fait craindre aux manifestants un «chilling effect», soit un effet de dissuasion qui empêcherait les manifestants de librement s'opposer au sommet du G7. 

il y a 23 minutes

«Un déni de justice»

La coalition poursuit par voie judiciaire: «Nous entamons cette semaine la dernière ligne droite. Nous avons ce soir une réunion avec Madame Kast, demain la conférence du Conseil d'Etat et jeudi le Grand Conseil qui doit débattre d'une interdiction totale de manifester à Genève. Nous allons poursuivre dans la voie judiciaire. Nous déposons cette après-midi un recours à la Chambre administrative de justice. D'une part, il y a un déni de justice. Madame Kast refuse obstinément de prendre un PV de nos séances. Ça a été demandé par les avocats, par nous quand on la rencontrée. Nous négocions et nous n'avons pas de procès verbal. Un arrêté a été promulgué par le Conseil d'Etat, contre lequel nous recourrons.»

il y a 27 minutes

Le pont du Mont-Blanc est-il trop fragile?

Françoise Nyffeler indique qu'aujourd'hui, 26 mai, l'Etat aurait évoqué la «fragilité» du pont du Mont-Blanc. La militante évoque le flux continu de voitures ou encore la Lake Parade qui, eux, ne semblent pas atteindre à la fragilité du pont, afin de souligner la «mauvaise foi» des autorités ainsi que leurs «arguments débiles».

il y a 29 minutes

Soixante organisations

Les personnes présentes mardi au parc des Cropettes représentent 60 associations réunies sous la coalition No-G7. «Nous revendiquons le droit que défend la CEDH de manifester avec ou sans autorisation», soulignent-ils. 

La mauvaise foi est «hyper choquante», poursuivent-ils, évoquant une rencontre avec Carole-Anne Kast, la ministre genevoise de la sécurité. Selon No-G7, les arguments pour interdire la manifestation sur la rive droite étaient «fallacieux». Le parcours, estiment No-G7, résultait d'un compromis raisonnable. Ils regrettent une «improvisation» quant aux raisons invoquées pour interdire le village et le tracé rive droite. 

Selon eux, évoquer les délégations et leur passage par le pont du Mont-Blanc, que les manifestants n'auront pas le droit de traverser, relève de la mauvaise foi, ces délégations empruntant l'autoroute. Evoquer les ambulances ne convainc pas non plus: «sinon ce problème se poserait à chaque manifestation».

il y a 33 minutes

Crainte d'un sommet dangereux

Nous allons accueillir à Genève des personnes «néfastes, dangereuses, mortifères», regrette Françoise Nyffeler, membre de la coalition mais aussi de la Grève féministe. Les peuples doivent «résister» contre ce sommet, appelle-t-elle de ses voeux.

La coalition a déposé une demande de manifestation il y a six mois. Elle souhaite un événement pacifiste, avec un village de manifestants. Une interdiction serait une fuite en avant vers des dangers importants, aurait estimé la commandante de la police genevoise, Monica Bonfanti. Seule une autorisation constitue une solution pour éviter les débordements.

il y a 38 minutes

Le parc des Cropettes aurait recevoir le village

La coalition No-G7 s'exprime face à la presse mardi au parc des Cropettes, derrière la gare, parc qu'ils auraient souhaité voir accueillir le village des manifestants.

Fin du Live

La tension continue de monter autour de la manifestation anti-G7 prévue à Genève. La coalition No-G7 tiendra une conférence de presse ce mardi 26 mai à 12h15, alors que le bras de fer avec les autorités genevoises s’est nettement durci ces derniers jours. Dans un communiqué diffusé dimanche, le collectif accuse le Canton d’entraver délibérément l’exercice du droit de manifester, dénonçant des restrictions «arbitraires», des «blocages permanents» et des «chicaneries administratives».

Au cœur du conflit: le parcours du cortège et, surtout, le passage par le pont du Mont-Blanc. Le Conseil d’Etat refuse pour l’instant que la manifestation traverse cet axe stratégique, tandis que la coalition en fait une «ligne rouge». Les militants affirment avoir déjà multiplié les concessions, proposé des alternatives et adapté leurs plans, mais estiment avoir été «baladés pendant des mois» entre la Ville et le Canton.

No-G7 reproche aussi aux autorités d’avoir refusé plusieurs dispositifs logistiques autour de la mobilisation, notamment l’installation d’un village militant ou de structures d’accueil extérieures. Le collectif parle désormais d’«état d’urgence préventif» et dit étudier des recours judiciaires. Sur fond de souvenir encore vif des débordements du G8 de 2003, cette conférence de presse devrait permettre aux organisateurs de préciser leur stratégie, leur capacité de mobilisation et leur réponse aux craintes d’un nouveau chaos en ville.

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