Lacrymos tirées!
Un affrontement oppose manifestants masqués et policiers. Des manifestants jettent des bouteilles en verre, la police tire des gaz lacrymogènes. Tous les manifestants reculent en courant et se rabattent dans un coin de rue. Des gens sont au sol et se nettoient les yeux.
Casse à la Banque du Léman et Tesla en feu
Pourtant barricadée derrière des palissades jaunes, la vitrine de la banque est brisée mais tient toujours. A l’angle de la Rue des Alpes et de la rue François-Bonivard, la Banque du Léman a subi des déprédations.
Sur la place Dorcière, de la fumée noire se dégage, visiblement d'une voiture. On entend des tirs et des explosions et une épaisse fumée noire monte de la gare routière, décrit notre journaliste. Difficile à dire s'il s'agit réellement d'explosions ou des barricades qui tombent au sol.
Le reste du cortège continue de circuler normalement mais un groupe a embrasé une voiture à la gare routière. Les manifestants crient «C'est une Tesla!». Les pompiers arrivent...
Ce qu'il faut retenir
- A Genève, plusieurs milliers de personnes – près de 25'000 selon les estimations de la «Tribune de Genève» – ont rejoint dimanche la manifestation contre le sommet du G7, qui s'ouvre lundi à Evian. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté le parc Mon Repos peu avant 15h15.
- Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7, qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.
- Le tracé, limité à la rive droite de la rade, doit passer par les quais et remonter la rue des Alpes pour éviter la proximité du pont du Mont-Blanc. Il empruntera ensuite la rue de la Servette, l'avenue Giuseppe-Motta et la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
- Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.
- Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.
Source: ATS
La manifestation a pris un autre tournure
Si elle a commencé dans le calme, notamment sur le quai du Mont-Blanc, la manifestation NoG7 a dégénéré depuis qu'elle a quitté les rives du Léman.
L’avant du cortège, mené par les collectifs féministes, est très calme. Des chants anti-impérialistes, anti-Trump et antifascistes viennent agrémenter la manif'. Il semble clairement y avoir deux salles, deux ambiances au sein même du cortège, ce qu'illustrent ces dernières photos de Keystone-ATS.
20'000 manifestants selon la coalition
La première estimation de la police évoquait 7000 personnes au départ, mais ce chiffre semble radicalement sous-évalué. La coalition No-G7 évoque plus de 20’000 personnes.
Point d’eau improvisé
Le long de la rue de la Servette, des manifestants se sont débrouillés pour faire fonctionner un robinet extérieur. Tout le monde court pour boire. Le haut de la rue de la Servette est bloqué par la police qui utilise notamment d’énormes camions.
Une autre banque visée
Toujours sur le parcours, la banque Raiffeisen de la Servette a aussi subi des tags et sa vitrine semble avoir été visée par des projectiles. Le «A» des anarchistes est tagué sur la vitre brisée.
«Rejoignez la manif!»
Des manifestants portant des gilets jaunes appellent la foule à rejoindre le cortège qui a continué sa route. «Attention aux bus!» crie ce service d'ordre. En effet, entre les flammes, l'arrivée des pompiers et des agents de police, les cars de voyage sortent en quatrième vitesse de la gare routière.
Une manifestation tranquille... pour le moment
Nos journalistes sur place ne constatent pas de débordement majeur et décrivent une manifestation plutôt calme pour le moment. L'occasion de partager quelques photos de Keystone-ATS.
La redoutée «ligue anti-impérialiste»
Un bloc de la «ligue anti-impérialiste» s'approche des barricades et s'arrête. Les manifestants qui défilent sous ce drapeau sont pour la plupart masqués (masques chirurgicaux, foulards, lunettes de soleil).
Un militant grimpe sur un pilone. Un pétard saute et le cortège semble se taire d'un coup. Un peu de fumée s'échappe de la foule mais le cortège a tourné.
Cette ligue avait été dénoncée sur Telegram par les Jeunes Communistes suisses comme étant particulièrement dangereuse. Mais pour l’heure, pas d'affrontement.
Un grillage a cédé, la manif continue
Le grillage censé entourer la manifestation a cédé à la hauteur du Kempinski. Le personnel en panique s’affère à essayer de trouver une solution. Les manifestants s’indignent contre le fait d'être enfermés «comme dans une cage», sans eau ni point de sortie. Le cortège passe à côté du grillage dysfonctionnel de manière pacifique, en se moquant du personnel.
Revendications en série
Dans son catalogue de revendications, la coalition demande notamment la dissolution du G7 et proteste face à la situation des civils dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis de Donald Trump et Israël sont au centre de leurs reproches internationaux.
Les militants demandent aux Etats occidentaux de ne pas laisser utiliser les bases américaines sur leur sol pour bombarder l'Iran et d'interrompre leurs relations commerciales avec l'Etat hébreu.
Plus largement, la coalition a dévoilé des revendications sociales. Elle exige que les pays du G7 sécurisent le droit de grève, renforcent la protection sociale, garantissent des salaires minimaux et soulagent les travailleurs face aux situations climatiques.
S'en prenant encore au président américain, les opposants réclament une défense internationale du droit à l'avortement. Ils souhaitent un plan contre les violences sexistes et sexuelles et la condamnation de tout acte contre les personnes LGBTIQ, de même que des soins.
Cul de sac face aux agents
Les agents de police ont sorti des boucliers tactiques. Quelques manifestants s'amoncellent devant les barrières. Des agents s'approchent et crient «demi-tour». Une cinquantaine de personnes sont arrêtées et crient «tout le monde déteste la police» en jetant des bouteilles d'eau en direction des agents.
Le blocage de la rue semble assez dangereux puisqu'en cas de mouvement de foule, tout le monde se retrouverait pris en cul-de-sac contre des barrières en fer. Idem si des gaz lacrymogènes ou des mortiers venaient à être utilisés, étant donné que reculer sur le quai noir de monde est presque impossible.
La très grande majorité de la manifestation continue toutefois de se dérouler sans problème, en direction de la gare. Mais un petit groupe semble vouloir narguer les agents.