24% de la population exposée
Les Valaisans sont les plus exposés aux risques d'inondations

Une étude de l'UniNE révèle que 24% des Valaisans vivent dans des zones inondables, principalement concentrées dans la vallée du Rhône. Ces données inédites pourraient guider les mesures de prévention face aux risques climatiques.
Une étude révèle que le Valais est très menacé par les crues.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Parmi les cantons du Valais, des Grisons, de Zurich, de Genève, de Neuchâtel et du Jura, ce sont les Valaisans qui sont les plus exposés aux risques d'inondations, avec 24% de la population vivant dans une zone de danger. Suivent les Jurassiens, alors que les personnes vivant au bord des lacs du Plateau sont moins concernées, selon une étude de l'Université de Neuchâtel (UniNE).

Dans le cadre de ce travail de master, Dania Gerber s'est penchée sur ces six cantons représentant les trois principales configurations géographiques de la Suisse: Genève et Zurich pour le Plateau, les Grisons et le Valais pour les Alpes ainsi que Neuchâtel et le Jura pour la chaîne jurassienne, souligne jeudi l'UniNE dans un communiqué. Pas moins de 24% des habitants du Valais vivant dans des zones à risques d'inondation, un taux qui atteint 17,4% dans le Jura.

«En Valais, la majorité de la population et des infrastructures sont concentrées dans la vallée du Rhône», souligne Dania Gerber, citée dans le communiqué. De plus, les cours d'eau secondaires convergent tous vers le Rhône. En cas de forte pluie, les volumes d'eau augmentent donc rapidement et impactent la population. Quant à la population jurassienne, elle est majoritairement répartie le long de cours d'eau susceptibles de déborder rapidement.

Importants aménagements le long des lacs

En revanche, les populations vivant le long des grands lacs du Plateau sont «généralement peu concernées» par le risque d'inondation, selon l'étude. Le danger a été grandement réduit par les importants aménagements réalisés sur ces espaces, comme la régulation des niveaux d'eau et la stabilisation des rives. Le barrage du Seujet pour le Léman et celui du Platzspitz pour le lac de Zurich permettent notamment de réguler le débit.

Le danger n'est toutefois pas totalement absent de ces zones. «Dans certains contextes, notamment lors de variations importantes du niveau des eaux, des zones lacustres peuvent encore présenter une exposition résiduelle, bien que plus localisée, comme le long des rives du lac de Neuchâtel», précise Dania Gerber.

La principale originalité de ce travail de master est d'avoir superposé les zones de danger élevé d'inondation avec la répartition de la population, une approche qui n'avait encore jamais été réalisée en Suisse, selon le communiqué.

Alors que les inondations font aujourd'hui partie des principaux risques climatiques en Suisse, les résultats de cette étude peuvent aider à la décision dans la manière de prioriser certaines mesures de prévention, de protection ou de planification, aux côtés d'autres critères comme les aspects environnementaux, techniques, économiques ou juridiques.

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