Après des mois de négociations, une issue se dessine pour les locataires du boulevard Carl-Vogt, à Genève. En janvier, quelque 120 ménages avaient appris que leur bail prendrait fin en raison d'un vaste chantier de rénovation. Une décision de la Caisse de pension de Bâle-Ville (PKBS), propriétaire des immeubles, qui avait provoqué une vive indignation.
Comme le révèle «Le Temps», L'Asloca et la PKBS ont désormais conclu un accord, validé lundi par la caisse de pension. Il concerne principalement la cinquantaine de locataires au bénéfice d'un bail à durée indéterminée. La convention prévoit des solutions de relogement pendant les travaux, des possibilités de réintégrer son appartement et des garanties sur l'évolution des loyers.
Loyers encadrés dix ans
Les ménages les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, les bénéficiaires de l'AI et les locataires modestes, profiteront d'un encadrement des loyers pendant dix ans, contre les cinq ans prévus par la loi genevoise. Les plus de 75 ans pourraient bénéficier de protections supplémentaires. Des augmentations restent toutefois attendues: une habitante présente depuis les années 1950 pourrait voir son loyer passer de 350 à 660 francs.
L'accord ne règle cependant pas le sort des locataires disposant d'un bail à durée déterminée, ni celui des commerces. Les procédures judiciaires engagées contre les résiliations se poursuivent.
Soutenu par le conseiller d'Etat Nicolas Walder, le compromis constitue une avancée dans un dossier sensible. Le chantier, estimé à 30 millions de francs, doit encore obtenir son autorisation de construire.