Des antifascistes français refoulés
Des ex-membres de la Gale (Groupe antifasciste Lyon et environs) qui a été dissoute en France, auraient été refoulés à la frontière. L’entrée en Suisse leur aurait été interdite hier soir, alors qu’ils devaient mener une table ronde dans le cadre du No-G7.
La coalition regrette que la Suisse laisse entrer des dictateurs mais que des personnes qui «luttent contre la fascisme» soient interdits de territoire. Les motifs évoqués par la police serait notamment une prétendue volonté d’actions violentes et la sécurité intérieure.
No-G7: des conseils face aux contrôles policiers
La legal team de la coalition No-G7 indique recevoir plusieurs témoignages faisant état d’une pratique policière qui semble se généraliser lors des contrôles: des agents photographieraient les cartes d’identité, puis prendraient également une photo des personnes contrôlées.
La legal team conseille aux personnes concernées de s’opposer à cette prise de vue en déclarant: «Je m’oppose à être pris en photo.» Elle invite aussi à demander aux policiers dans quel but cette photo est réalisée. Selon elle, ce type de procédure n’est généralement admis que lorsque l’identité relevée paraît douteuse.
Des contrôles systématiques d'identité
La coalition appelle également les personnes contrôlées à relever le numéro de matricule des agents concernés et à le transmettre à l’équipe antirépression, en précisant le lieu du contrôle et le nombre de personnes concernées.
En parallèle, la legal team alerte sur des contrôles systématiques d’identité et des fouilles qui auraient lieu aux abords de l’Usine.
Message «contradictoire» de la police
La coalition pense que la manifestation va bien se passer. Mais regrette que la police «envoie le message contraire» en interdisant notamment des flyers anti-répression ou des masques FFP2 utilisés pour se protéger des gaz lacrymogènes. La coalition aurait espéré un message plus rassurant de la police, notamment sur la répression et l'utilisation de gaz.
La Critical Mass cible de la police regrette le No-G7
Même si elle n’organise pas la Critical Mass, la coalition No-G7 regrette la réponse de la police, qu’elle juge disproportionnée. Il y a une multiplication des contrôles, «ce qui accroit les tensions», selon la coalition No-G7. «Il y a plus de policiers et policières que de manifestants No-G7.» Pour rappel, la Critical Mass est un rassemblement de cyclistes qui n'est généralement pas autorisée.
Des cyclistes ont été fouillés à l’entrée des grottes par des policiers armés. Il y a aussi eu une nasse dans les rues basses.
Pas de réponses des autorités sur les campings
La coalition No-G7 n’a pas reçu de réponse des autorités genevoises concernant leur demande sur les campings, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse ce samedi 13 juin. Les manifestants viennent de différents pays comme: l'Italie, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et même les Etats-Unis. Les différents campings ne sont pour l'heure par encore remplis, mais la coalition recevrait encore des demandes.
Du coté du village militant à l’Usine, la coalition parle d’un bilan intermédiaire très satisfaisants. Des gens de tout âge s’y rendraient. Au pic, des débats auraient accueilli jusqu’à 600 personnes selon la coalition No-G7. Ceux-ci regrettent d’ailleurs ne pas avoir pu organiser d’activités extérieures. La question de la votation sur la Suisse à 10 millions intéresseraient beaucoup les manifestants étrangers.
«Les premières heures confirment ce que l’on dit depuis le début, lorsqu’on crée des zones de débat, les gens répondent présents», conclut un membre de la coalition.
Depuis Lausanne, une flottille pour Gaza s'oppose au G7 sur le lac
Une vingtaine de bateaux et une centaine de participants issus d’une quinzaine de pays ont défilé samedi sur le Léman, face à Evian où se tient le G7. Les organisateurs entendaient dénoncer ce qu’ils qualifient de «complicité» des Etats du G7 dans le «génocide en cours à Gaza» et réclamer le respect du droit international humanitaire.
Les participants reprochent notamment aux Etats-Unis leur soutien militaire et diplomatique à Israël, ainsi qu’à plusieurs pays européens, dont la France, de continuer à entretenir des liens avec l’industrie de défense israélienne.
Demandes d'un cessez-le-feu
Plusieurs personnalités politiques, universitaires et associatives ont pris part à l’action, parmi lesquelles la conseillère nationale Léonore Porchet, l’économiste Julia Steinberger ou encore l’ancien maire de Genève Rémy Pagani.
Organisée sous la forme d’une «flottille pour Gaza», cette mobilisation visait à interpeller les dirigeants réunis au G7 et à maintenir l’attention sur la situation à Gaza, alors que d’autres initiatives citoyennes se multiplient en Europe pour demander un cessez-le-feu et une intervention accrue de la communauté internationale.
La police genevoise constate des tentatives de commandes de boules de pétanque avant le G7
Alors que le sommet du G7 approche, la police genevoise a relevé des tentatives de commandes de boules de pétanque, rapporte la RTS ce vendredi 12 juin.
En renforçant les contrôles aux frontières et sur Internet, les forces de l'ordre ont détecté des commandes suspectes, explique le porte-parole de la police cantonale genevoise, Alexandre Brahier.
No G7 veut faire «un contre-sommet magnifique»
Alors que les dirigeants des sept puissances du monde se retrouveront dès lundi à Evian-les-Bains (F), Genève devient l'épicentre de la contestation lémanique. Le contre-sommet, mené par soixante organisations, a été lancé vendredi soir.
«On est là!» a martelé Françoise Nyffeler, de la coalition No G7, galvanisant une salle du Faubourg quasiment pleine. La militante féministe est revenue sur les «très graves entraves au droit de manifester», «la propagande criminalisante des syndicats patronaux, du PLR et de l'UDC» et l'absence de soutien des magistrats de gauche, promettant que «certaines choses se régleront après.»
Après plus six mois de travail, «ce qui compte pour le moment est de faire un contre-sommet magnifique», a-t-elle poursuivi. Dix-huit tables rondes sont au programme jusqu'à samedi soir dans différents lieux de la ville, la coalition n'ayant pas reçu l'autorisation d'installer un village militant dans un parc de la Ville de Genève.
«Prédateurs du G7»
L'objectif de ces rencontres internationales est de «construire la résistance et discuter du monde dont nous voulons», a souligné Françoise Nyffeler. Et de dénoncer la «dérive fasciste qui menace toute l'Europe», l'impérialisme, le masculinisme ou encore les politiques destructrices des «prédateurs du G7».
La coalition No G7 sera dans la rue dimanche, journée de la grève féministe, lors d'une manifestation qu'elle espère «immense». Les contrôles renforcés à la frontière risquent toutefois de limiter le nombre de personnes venant de l'étranger. Les participants sont invités à se rassembler dès 14h00 au parc de La Perle du Lac. Le cortège partira à 15h15 et fera une boucle sur la rive gauche de la rade.
Source: ATS
Nasse à Bel-Air, puis plus rien
Une vingtaine de manifestants se sont retrouvés coincés dans une ruelle donnant d'une part sur la rue du Rhône et de l'autre sur la rue de la Confédération. Bloqués des deux côtés par des agents de police et des fourgons, ils ont parlementé un moment avant de se disperser.
Des rumeurs d'un retour plus tard ce soir circulent.
Jeu du chat et de la souris entre activistes et police à Genève
Des activistes anti-G7 ont joué au chat et à la souris avec la police vendredi soir à Genève. Une vingtaine d'entre eux ont été interpellés après avoir été pris dans une nasse.
«Libérez-nous», scandaient ces manifestants. Auparavant, ils étaient entre 100 et 150 à s'être rassemblés sur la Place des Grottes pour une «Critical mass» à vélo.
Mais la police quadrillait le quartier et a contrôlé les identités de tous les cyclistes qui sortaient du périmètre. L'objectif des participants était toutefois de se disperser avant de se regrouper pour franchir le pont du Mont-Blanc et déambuler dans les rues basses.
«Libérez la Palestine»
Des parties de la ville que les manifestants auraient souhaité passer dimanche lors de la grande manifestation contre le G7 d'Evian. Une quarantaine de cyclistes ont ralenti le trafic, roulant devant des enseignes de luxe désormais barricadées. «No No No G7» et «Libérez la Palestine», criaient-ils.
Une vingtaine d'activistes ont été pris en tenaille. Après une trentaine de minutes, la police leur a signifié qu'ils allaient être interpellés et leur identité a été contrôlée.
Pour mémoire, le Conseil d'Etat genevois n'a autorisé que la grande manifestation de dimanche, sur la rive droite, pendant la période liée au G7. Tout autre cortège qui n'était pas dûment validé avant le 3 juin, y compris la «Critical mass» de vendredi soir, était banni.
Source: ATS
Les sauveteurs du lac se tiennent prêts
Sur le lac, de part et d'autre du pont, les mouettes continuent de circuler mais les sauveteurs du Service Incendie et secours (SIS) se tiennent prêts.
Sur la terre ferme, des sauveteurs enfilent des combinaisons. Sur le pont, hormis des promeneurs et trois touristes, il n'y a personne.