Les enseignants frontaliers ne seront pas considérés par les autorités genevoises comme du personnel indispensable ayant accès à des facilités de mobilité aux douanes pendant le G7. La société pédagogique genevoise (SPG) dénonce «un mépris», alors qu'il leur est demandé de garantir des cours.
«Cette contradiction est inacceptable», a affirmé mardi soir cette association. Elle fait remarquer que les enseignants ont déjà dû oeuvrer pendant la pandémie sans reconnaissance de la menace sanitaire à laquelle ils étaient exposés.
«L'Etat exige que l'école fonctionne coûte que coûte» sans les conditions adaptées pour les employés, estime la SPG. Et de dénoncer l'obligation pour les enseignants frontaliers d'anticiper de plusieurs heures leurs déplacements. Les femmes sont affectées de manière disproportionnée, affirme l'association.