Le projet du PLR refusé
La coalition No-G7 ne se verra pas interdir sa manifestation!

Y aura-t-il une manifestation anti-G7 à Genève? Le Grand Conseil genevois tient ce soir une séance extraordinaire pour trancher la question.
Photo: keystone-sda.ch
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Solène MonneyJournaliste Blick
il y a 10 minutes

Le projet de loi du PLR est rejetté par le Grand Conseil

Le projet de loi du PLR est refusé à 42 voix pour et 55 voix contre. La clause d'urgence du projet de loi avait été rejetée quelques secondes avant, mettant des bâtons dans les roues du projet de loi.

Les députés sont ce soir très divisés: Presque aucun vote ne passe la rampe pour l'instant.

19:09 heures

Suivez la séance extraordinaire du Grand Conseil genevois en direct

Une manifestation anti-G7 sera-t-elle autorisée à Genève? Le Grand Conseil genevois tient ce soir une séance extraordinaire pour trancher la question.

Un projet de loi de la droite, notamment du PLR demande l'interdiction de toute manifestation anti-G7 dans certains périmètres sensible genevois à savoir:
- La Ville de Genève, Carouge, Lancy, Onex et Confignon
- Les abords immédiats des hôtels accueillant les délégations
- Le secteur des organisations internationales
- Le secteur de l’aéroport et ses accès routiers

Si le projet de loi est accepté, il viendrait fortement entravé le parcours d'une manifestation à Genève. 

En dernière minute, les Vert-e-s ont également déposé un projet de loi pour venir remplacer celui de la droite. Ils demandent:
- Une couverture des frais de sécurité par la France
- Aux autorités de garantir le droit de manifester
- Que la coalition No-G7 rappelle à l'écrit et à l'oral le caractère pacifique de la manifestation et l’interdiction de porter atteinte aux biens et aux personnes.


il y a 22 minutes

Carole-Anne Kast appelle les élus à faire confiance au Conseil d'Etat

Carole-Anne Kast répond aux prises de parole. Le Conseil d'Etat a commencé à travailler le lendemain de l'annonce de l'organisation du G7 à Evian par Macron. Elle rappelle que Genève est un Etat membre de la Confédération et quand le canton s'adresse à Paris, il passe par le Conseil fédéral. «La préparation est là depuis de nombreux mois. Bien-sûr nous ne sommes pas totalement satisfait du travail avec la France.»

La coopération opérationnelle avec la France est «excellente» selon la Conseillère d'Etat. Elle rappelle que le G7 est un défi. Elle tacle le niveau du débat de ce soir. «Les choses ont été faites en amont.»

Carole-Anne Kast, concernant le cortège, rappelle que ce n'est pas «l'alpha et l'oméga», c'est pour cela que le Conseil d'Etat a pris des décisions. Il comprend que la population est inquiète face aux extrêmismes et aux actions de débordements. Leur décision d'autoriser une manifestation a été faite avec des experts et non des convictions personnelles, rappelle l'élue. Pour elle, cette décision était la meilleure. 

«Nos décisions implique une restriction au droite de manifestation, mais pas une restriction absolue», précise-t-elle. Elle rappelle que même la police ne souhaite pas une interdiction totale. Il faut pour elle une manifestation encadrée et sécurisée. «Les manifestants pacifiques n'ont pas l'intention de commettre des déprédations et d'être des dangers pour les citoyens», souligne Carole-Anne Kast. 

Elle s'adresse directement à Stéphane Florey qui l'a interrompue au moment où elle indiquait que le Conseil d'Etat allait prendre ses responsabilité. «Pensez-vous que, d'où vous êtes, vous êtes mieux placé pour décider que la police? Que le Conseil d'Etat?», tâance la conseillère d'Etat en demandant aux élus de faire confiance à l'Exécutif.

il y a 34 minutes

«Taisez-vous!», la tension monte

Yves Nydegger (UDC) s'en prend à Caroline Renold (PS) en disant que sa prise de parole s'apparente à de la «torture» et parle de «conneries». Il se fait rappeler à l'ordre par la présidente
«Taisez-vous», lâche la présidente à l'UDC qui interrompt la prise de parole de Matthieu Jotterand (PS). Celui-ci dit que la droite souhaite en réalité une «répréssion violente». «Vous êtes des pompiers pyromanes». S'en est trop pour des députés genevois qui quittent la salle.

«Il y a des prises de paroles inadmissibles des deux côtés», conclut la présidente.

il y a 57 minutes

Du brouhaha lors des prises de parole

Murat-Julian Alder (PLR) demande à ne pas se faire interrompre par d'autres élus lors de sa prise de parole. Il rappelle que le droit de manifester est légitime, mais que dans certains cas il peut être restreint. 

21:33 heures

«La droite crée les conditions du chaos»

Sylvain Thévoz (PS) se plaint de l'organisation d'une séance extraordinaire à cause de la droite. Il parle d'une manipulation «anxiogène» de la part de la droite, qui rejette tout sur la Conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Pour lui, les élus angoissent les habitants. Il affirme son soutien à la ministre chargée de la sécurité. 

«Ce que vous faites à droite, c'est créer les conditions du chaos et de la casse que vous prétendez craindre», tonne-t-il. Il appelle à un droit de manifester légal et sécurisé. Il regrette que les manifestants soient tous «mis dans le même sac. Les gens qui veulent aller manifester iront». Pour lui, il faut faire la distinction entre une infime partie de casseurs et les manifestants légitimes. A la fin de sa prise de parole, la gauche l'applaudit.

21:25 heures

La police pour une manifestation autorisée

Jean-Marc Guinchard (C) souligne que les forces de police recommandent la tenue de la manifestation afin de pouvoir l'encadrer au mieux. Il tacle le projet du PLR et le qualifie de «provocation». Il l'affirme: «Pour négocier, il faut être deux et de bonne foi». Toutefois, pour lui, ce n'est pas le cas de la coalition No-G7. 

21:18 heures

«On ne peut pas s'asseoir sur le droit supérieur»

Pierre Eckert (V) souligne «que l'on ne peut pas s'asseoir sur le droit supérieur», visant le PLR. «Personne ne peut dire, si on annule la manifestation, qu'il n'y aura pas de casse.» Pour lui, restreindre les manifestations est un mépris de la CEDH. 

Il va plus loin: «Nous pensons qu'une manifestation se justifie totalement.» Pour lui, il est légitime que la population puisse montrer son insatisfaction des «politiques délétères des membres du G7». 

21:08 heures

«Envoyons la facture à Macron»

François Bärtschi (MCG) dit que «Genève ne doit pas devenir la capitale mondiale des casseurs et du chahut». Il poursuit: «Nous attendions une atitude plus ferme du Conseil fédéral, en charge des affaires internationales, et du Conseil d'Etat.» Le MCG veut une garantie que la France paiera des frais. «La France nous laisse gérer les casseurs du G7 pour qu'Emmanuel Macron parade paisiblement. Envoyons-lui la facture.»

21:03 heures

Une manifestation «qui risque de mettre Genève à feu et à sang»

Cyril Mizrahi (PS) rappelle que les casseurs ne demandent pas d'autorisation. «Mais pourtant, vous voulez priver les manifestants pacifiques de leurs droits», assène-t-il à la droite. A l'intérieur de la salle, les cris des manifestants se font entendre tout au long des prises de parole des élus. 

Le parti Liberté et Justice social (LJS) veut interdire toute manifestation hormis celle proposé par le Conseil d'Etat. Stéphane Florey (UDC) parle de son côté d'une manifestation «qui risque de mettre Genève à feu et à sang». Il s'attaque ensuite à la Conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Il parle de «complaisance vis-à-vis des milieux qui (l'ont) élue».

20:53 heures

«Tout rassemblement sera squatté par des casseurs»

Yves Nidegger (UDC) prend la parole et dénonce les «groupes fascisants» qui manifestent devant le Grand Conseil. Pour lui, le danger sont les groupes d'extrême gauche et non de droite. «Il y a péril en la demeure», c'est pour ça qu'il appelle à interdire tout rassemblement durant le G7 «car tout rassemblement sera squatté par des casseurs».

20:49 heures

«Ca nous coûte une blinde»

Alberto Velasco (PS) rappelle qu'il a manifesté en 2003 au G8. Un élu souffle «casseur». Alberto Velasco indique que tout au long du cortège il n'y a pas eu de dégat, seulement à la fin. 

«Le droit constitutionnel donne le droit de manifester. Vous dites aux gens: 'faites un tour aux Paquis et allez boire un verre'.» Il demande à ce qu'un bilan soit fait à la fin de la manifestation mais que celle-ci ne soit pas interdite en amont. 

«Ça nous coûte une blinde», ironise-t-il sur les frais engendrés à Genève pour potentiellement interdire la manifestation. Il rappelle qu'en tant que démocratie, la Suisse se doit de permettre la manifestation. 

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