Drame de Crans-Montana
Malgré ses séquelles, Camille ne recevra aucune aide financière

Camille a survécu à la tragédie de Crans-Montana durant la nuit de Nouvel An. Elle souffre encore des séquelles physiques et psychologiques de l'incendie. Mais elle se voit refuser toute aide financière, car elle n'a pas passé une seule nuit à l'hôpital après le drame.
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Camille était la meilleure amie et collègue avec la serveuse Cyane P.
Photo: Screenshot Daily Motion
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Wiebke Köhne

Les images de Cyane P., serveuse du bar le «Constellation» durant la nuit de Nouvel An, ont fait le tour du monde après le tragique incendie de Crans-Montana. Coiffée d'un casque et juchée sur les épaules d'un collègue, la jeune femme de 24 ans servait les bouteilles de champagne ornées de bougies incandescentes, qui ont déclenché l'incendie du bar valaisan.

Sa meilleure amie et collègue Camille était également à ses côtés le soir du Nouvel An. La jeune femme a survécu à l'incendie, mais elle ne peut toujours pas bouger complètement sa main et doit prendre des somnifères. Pourtant, elle ne reçoit aucune aide financière du canton du Valais, comme le rapporte «24 heures».

Pas d'hospitalisation, pas d'aide

Outre ses blessures physiques, Camille souffre d’un syndrome de stress post-traumatique. Camille a chuté dans les escaliers alors qu’elle tentait de s’enfuir et a été piétinée par la foule. «J’ai cru que j’allais mourir», confie-t-elle au quotidien lausannois.

Elle a dû assister, impuissante, aux tentatives infructueuses des ambulanciers pour réanimer son amie Cyane. Elle-même a reçu des soins ambulatoires à l'hôpital de Martigny la nuit du drame. Sur place, on lui a diagnostiqué des brûlures au deuxième degré à la main, une côte cassée et plusieurs contusions. Cependant, l’hôpital étant surchargé, elle a refusé d'être hospitalisée.

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Le traumatisme psychologique, qui peut être plus grave et plus durable que la blessure physique, est totalement ignoré
Les avocats de Camille, victime de l'incendie du «Constellation»
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Selon ses avocats, cette raison l'empêche d'avoir droit à une aide financière. Le canton du Valais avait décidé que les aides ne seraient accordées qu’aux victimes ayant dû passer au moins une nuit à l’hôpital. Interrogés par «24 heures», les avocats évoquent un critère incomplet: «Le traumatisme psychologique, qui peut être plus grave et plus durable que la blessure physique, est totalement ignoré.»

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