La crise qui secoue Le Centre Vaud a fait naître une union insolite entre les jeunesses de parti. Quatre formations de jeunes – Jeunes Libéraux-Radicaux, Jeunes Verts-Libéraux, Jeunes socialistes et Jeunes Vert·e·x·s vaudois – ont publié un communiqué de presse commun en soutien au président des Jeunes du Centre Vaud, Jean-Robert Terrier.
Ce dernier fait face à une procédure d'exclusion du Centre Vaud et a même été lâché le 4 juin dernier par le comité de la section de jeunesse qu'il préside. En cause: ses critiques publiques sur la gestion de l'affaire Meylan par la conseillère d'Etat centriste Valérie Dittli.
Atteinte à la «liberté d'opinion» dénoncée
Des sanctions qui lui ont valu une vague de soutien, qui s'étend désormais à d'autres formations politiques: «Nous avons appris avec consternation cette mesure», écrivent les quatre jeunesses de parti, qui évoquent une procédure «disproportionnée». Toutes estiment que la liberté d'opinion est menacée: «Celle-ci est cruciale pour la démocratie interne des partis et elle nous semble ici bafouée, par cette procédure», précise le communiqué.
Pour les signataires, évincer un jeune cadre politique en raison de ses prises de parole nuit gravement à la relève. «Les organisations de jeunesse partisane constituent le premier espace de formation civique pour de nombreux jeunes citoyen·ne·s, relèvent-ils. Il est dans leur nature de porter des débats et d'interpeller par vitalité démocratique.» A ce titre, l'ouverture par le Centre Vaud, d'une procédure «visant un président de jeunesse pour avoir exercé son droit à la parole envoie un signal préoccupant à toute une génération».