En bref
- Un chirurgien aurait falsifié des rapports d'opérations au CHUV concernant les victimes de Crans-Montana.
- Il a été suspendu et dénoncé à la justice vaudoise.
- L'hôpital estime que la qualité des soins n'est pas remise en question.
A la suite d'un signalement interne, la direction du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) a constaté que l'un de ses chirurgiens aurait falsifié des documents médicaux, révèle la RTS. Le médecin-chef a été suspendu et dénoncé à la justice vaudoise.
Les faits se sont produits dans le service de chirurgie plastique et reconstructive, qui a notamment soigné les patients grièvement brûlés de Crans-Montana. Depuis le début de l'année, l'équipe a réalisé plus de 130 opérations sur une vingtaine de blessés graves.
C'est durant cette période qu'un chirurgien aurait commis des irrégularités dans la documentation administrative. Comme l'a découvert l'équipe d'investigation de RTS, l'un des médecins-chefs aurait inscrit son nom sur des rapports opératoires, alors qu'il n'avait absolument pas participé aux interventions concernées. Selon les informations disponibles à ce jour, les autres indications figurant dans les rapports seraient correctes.
Un chirurgien suspendu
La directrice du CHUV a assuré à nos confrères que toutes les interventions avaient été pratiquées par des médecins spécialistes qualifiés. Selon elle, la qualité des soins n’est donc pas en cause. Des indications erronées pourraient en revanche avoir des conséquences sur la facturation, les dossiers des patients et le relevé des interventions des médecins en formation réellement présents au bloc.
L’hôpital a suspendu le chirurgien et l’a dénoncé au Ministère public vaudois. Celui-ci examine désormais si les faits reprochés sont constitutifs de faux dans les titres commis dans l’exercice de fonctions publiques. Le praticien bénéficie de la présomption d’innocence.
Contacté par la RTS, le médecin dit prendre acte des mesures décidées par le CHUV et se tenir à la disposition de la direction de l’hôpital comme du Ministère public. Il n’a pas souhaité s’exprimer sur le fond des accusations.